Faut-il regarder Tout le monde ment?


Vincent Elbaz, entre Jacques Tati, Columbo et Inspecteur Clouseau.
Gilles Gustine / ©Gilles Gustine/ CPB Films/ FTV

Deuxième opus d’une collection en devenir, cette fiction policière créée par l’écrivain Olivier Norek et incarnée par Vincent Elbaz, a tout du bon petit polar… pour de vrai. Ce soir sur France 2.

Plus de dix-huit mois après la diffusion du pilote, France 2 propose le deuxième épisode de Tout le monde ment, nouvelle collection de polars créée et coécrite par l’écrivain à succès, scénariste et ex-flic, Olivier Norek. L’auteur se disait alors mû par l’ambition d’offrir aux téléspectateurs « une œuvre classique mais aussi aboutie, novatrice et divertissante ».

La nouvelle affaire, qui mène Vincent Verner (Vincent Elbaz) et son groupe dédié aux affaires sensibles sur les traces d’un violeur récidiviste, mais protégé par sa profession et sa célébrité (Julien Boisselier, le méchant à tout faire de la fiction française), confirme la qualité du programme. Elle a pour point de départ la découverte du cadavre d’une jeune infirmière.

Entre Jacques Tati, Columbo et l’inspecteur Clouseau

La police conclut d’abord à un cambriolage qui aurait mal tourné. Sauf que la veille de sa mort, la victime a porté plainte pour viol contre Mathieu Lecerf (Julien Boisselier), un acteur très en vue, très aimé, très soutenu, star d’une série policière suivie par des millions de téléspectateurs et chouchou des plateaux de télé. Vincent, Malory, Julien et les autres vont devoir prouver sa culpabilité.

L’intrigue est charpentée. L’humour, assez distancié. Les textes sont soignés. L’enquêteur, entre Jacques Tati, Columbo et l’inspecteur Clouseau, comme les seconds rôles, est parfait. Quant au postulat, il résonne étrangement avec l’actualité. Et si ce groupe des affaires sensibles est parfaitement fictif, on s’étonne, au vu de cette histoire et de la précédente – centrée sur un industriel de province débordé par sa volonté de toute puissance -, on aime l’idée qu’il puisse exister.

«Une certaine frange de la société échappe très généralement à toutes les sanctions quels que soient ses méfaits. Et cette frange, ce sont ces gens – hommes politiques, chefs d’entreprise, stars des médias, grands banquiers d’affaires – qu’on n’arrive quasiment jamais à toucher parce qu’ils s’entre-protègent. Je me suis dit que l’alliance d’une procureure intègre et d’un flic obsédé par la vérité pouvait être un bon levier narratif pour aborder cette question qui est une vraie question de société», nous disait le créateur lors de la diffusion du premier épisode.

Bref, on ne s’ennuie pas. Mieux, on se prend totalement au jeu. Et ça, c’est pour de vrai…



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