«Le régime de Vladimir Poutine n’est pas aussi fort qu’on le pense»


Anne Nivat.
Franck Ferville/Flammarion

ENTRETIEN – La journaliste s’est rendue en Ukraine, après l’invasion du pays par la Russie, des deux côtés de la ligne de front pour rencontrer soldats et civils. Son livre entend sortir d’une vision manichéenne du conflit.

Reporter de guerre depuis plus de trente ans, Prix Albert-Londres en 2000, Anne Nivat aime recueillir la parole de ceux qui, le plus souvent, «ne représentent qu’eux-mêmes». Collaboratrice au Point et à LCI, cette polyglotte qui parle sept langues, dont le russe et le polonais, est allée en Ukraine au printemps 2022 puis deux fois en Russie. Elle publie La Haine et le Déni. Avec les Ukrainiens et les Russes dans la guerre (Flammarion). Une enquête nourrie qui permet de décrypter l’état d’esprit des uns et des autres.

LE FIGARO. – Ce livre est le produit de reportages en Russie et en Ukraine. Expliquez-nous…

ANNE NIVAT. - La priorité souvent donnée à l’émotion et au commentaire et les éléments de langage de plus en plus codifiés des communicants tendent à discréditer le journalisme. Dans ces conditions, le reportage, qui s’appuie sur la réalité du terrain, revêt toute son importance.

Je couvre différentes guerres (Irak, Afghanistan, Tchétchénie… ) depuis près de trente ans, je n’ai pas changé…

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