La journaliste et romancière Madeleine Chapsal, autrice de “L’Homme de ma vie”, est morte à 98 ans


Un de ses livres les plus connus est “L’Homme de ma vie”, récit de son histoire avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, texte souvent triste, où l’intime se mêle à l’histoire et à ses protagonistes, tels François Mauriac, Pierre Mendès France ou François Mitterrand.

France Télévisions – Rédaction Culture


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La romancière Madeleine Chapsal, le 28 décembre 2020, à Eymoutiers (Haute-Vienne). (ULF ANDERSEN / AURIMAGES / AFP)

La journaliste et écrivaine Madeleine Chapsal est morte dans la nuit au Pouliguen (Loire-Atlantique), à l’âge de 98 ans, a annoncé son mari à l’AFP, mardi 12 mars. Elle avait vécu de près le lancement de L’Express en 1953 au côté de son précédent époux Jean-Jacques Servan-Schreiber. Elle y a été jusqu’au début des années 1970 une critique littéraire réputée, connue entre autres pour de mémorables entretiens avec des figures comme Jorge Luis Borges, Jean Giono, Henry Miller ou Claude Lévi-Strauss.

700 000 exemplaires vendus de “La Maison de Jade”

Après son éviction du magazine, elle s’était lancée dans l’écriture : romans, récits, essais, livres pour la jeunesse, théâtre, poésie… au total, une centaine de livres. On lui doit Un été sans histoire, La Maison de Jade (700 000 exemplaires vendus), Une saison de feuilles, Mère et filles, David (hommage à un des fils de Jean-Jacques Servan-Schreiber), Ce que m’a appris Françoise Dolto, L’Inoubliée…

Née le 1er septembre 1925 à Paris, elle était la fille d’un conseiller à la Cour des comptes et la petite-fille d’un ancien ministre. Sa mère était une couturière de renom. Elle avait rencontré Jean-Jacques Servan-Schreiber en 1942. Mariés en 1947, ils avaient divorcé en 1960. Elle s’était mariée à nouveau avec Jean-Marc Vallet au Pouliguen en 2019, à l’âge de 93 ans.

Adaptations pour le cinéma

L’écrivaine a adapté pour le cinéma plusieurs de ses livres, comme La Maison de Jade (1988, de Nadine Trintignant), La Femme abandonnée (1992, d’Édouard Molinaro) ou L’Inventaire (1998, de Caroline Huppert). Jurée du prix Femina à partir 1981, elle en avait été brutalement exclue en 2006 pour avoir dénoncé les conditions d’attribution du prix 2005, trop favorables, selon elle, aux éditions Gallimard.



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