Fanny Ardant résiste au diktat de la chirurgie esthétique



Fanny Ardant n’a jamais cédé au diktat implicite dans sa profession : sembler toujours jeune. La plupart des actrices le disent : après 40 ans, l’espace professionnel se réduit. MeToo n’y a encore rien changé. Les rôles se faisant plus rares pour les femmes une fois ce cap franchi, nombreuses sont les comédiennes qui font appel à la chirurgie esthétique pour retarder les effets visibles de l’âge. Tout comme Vanessa Paradis, Fanny Ardant n’est pas de celles-là. Elle n’en tire ni gloire ni fierté : elle ne considère simplement pas le passage du temps comme un outrage.

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Dans un entretien avec Télé Loisirs, à propos de la sortie de la comédie Les Rois de la piste, de Thierry Klifa, où elle tient le rôle d’une Ma Dalton d’aujourd’hui, l’inoubliable interprète de La Femme d’à côté a expliqué sa position, invariable au fil du temps, sur ce sujet. « Je m’en fous », dit-elle simplement. Fanny Ardant affirme qu’elle ne veut « pas chercher à plaire ». Et elle ne veut pas davantage « reculer la fin ».

À LIRE AUSSI Patrick Bruel évoque pour la première fois sa nouvelle compagneAvec franchise et élégance, l’actrice – que Vincent Delerm a honorée de la chanson Fanny Ardant et moi – insiste : « J’ai toujours dit qu’il y avait deux choses dont il est indigne de se plaindre : de payer trop d’impôts et de vieillir. » Le bistouri, les implants, le botox ou autres injections pour combler les rides avant même qu’elles ne se présentent, ce n’est pas son problème. Mais elle ne juge pas pour autant celles qui y ont recours ou y sont devenues « accros ». « Je ne fais pas de prosélytisme ; au fond, je trouve qu’il y a de la place pour tout le monde », résume l’actrice.

Une femme libre

Fanny Ardant, qui aura 75 ans le 22 mars, ne se sent pas impressionnée par son âge. Cela ne lui fait « rien, sinon l’impression d’avoir vécu ». Et sa vie a été bien remplie. En plus d’une carrière intense au cinéma et au théâtre comme comédienne, récompensée en 2020 par le césar de la meilleure actrice dans un second rôle pour La Belle Époque, Fanny Ardant est aussi réalisatrice de quatre longs métrages, et la mère de trois filles.

Elle se moque des codes liés à l’âge, et a pris à bras-le-corps le rôle de Shauna, une femme de 71 ans atteinte de la maladie de Parkinson et dont le jeune médecin tombe amoureux, dans le film de Carine Tardieu, Les Jeunes Amants, en 2021.

À LIRE AUSSI Line Renaud « tellement heureuse » d’une prochaine loi sur la fin de vie « Ce qui me plaît dans la vie, c’est la différence, les extrêmes, les excès. Je ne veux pas qu’on m’indique un itinéraire à suivre », explique cette femme libre. D’ailleurs, celle qui se déclare « non féministe », avait expliqué à une journaliste du site libanais Agenda culturel : « J’ai grandi avec cette idée que les hommes et les femmes sont à égalité. Je n’avais donc pas besoin de revendiquer quelque chose. Je peux reconnaître qu’il y a des exactions, mais je n’aime pas la chasse aux sorcières. » Ce qui l’a conduite, au nom de son amitié indéfectible, à soutenir Roman Polanski et Gérard Depardieu, sans avoir signé de tribune néanmoins.




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