Brest finit par chuter, tandis que Lens poursuit sa remontée


Le défenseur lensois Kevin Danso bloque l’attaquant brestois Steve Mounie, au stade Bollaert-Delelis à Lens, le 9 mars 2024.

Et soudain, le tonnerre de Brest a cessé de gronder : la série des Finistériens, treize matches sans défaite en Ligue 1, a pris fin samedi 9 mars sur la pelouse de Lens, vainqueur 1-0 et plus que jamais candidat à la qualification en Ligue des champions.

Cette victoire récompense le club le plus joueur du début de match, davantage engagé en première période que le dauphin du Paris Saint-Germain, qui a parfois semblé timoré à l’idée de voir sa belle série s’achever. Brest, qui n’avait plus chuté en Ligue 1 depuis le 5 novembre, est assuré de conserver la deuxième place à l’issue de cette 25e journée, avec 46 points contre 42 au troisième, Monaco, qui se déplace dimanche à Strasbourg.

Mais les Bretons ont eu la mauvaise idée de perdre un match capital dans la course à la Ligue des champions, face à des Lensois qui remontent provisoirement au 4e rang avec 42 unités. Les Artésiens sont assurés de finir cette journée dans le top 5, une première cette saison après un début calamiteux (ils étaient derniers après cinq journées). « On continue notre marche en avant (…). Quand je suis arrivé [de Monaco], l’ASM était premier, Lens était dix-septième, a souri Ruben Aguilar, le buteur. Mais je savais où je signais, je connaissais le projet. »

Ils doivent cette victoire à un but chanceux… sur une action malchanceuse. Auteur d’un magnifique centre enroulé dans la surface de réparation brestoise, David Pereira da Costa, qui disputait son 100e match professionnel, n’a d’abord vu personne le dévier. Après avoir heurté le poteau, le ballon s’est dirigé sur Ruben Aguilar, qui n’a plus eu qu’à le pousser de la tête dans le but, Marco Bizot n’ayant pas eu le temps de se relever après avoir plongé sur le centre (32e).

Ambiance électrique

En confiance, les Lensois ont continué d’aller de l’avant à l’image d’Elye Wahi, qui a enchaîné deux petits ponts avant de s’effondrer dans la surface après un contact avec Pierre Lees-Melou, trop léger pour mériter un penalty (40e). Brest a longtemps déjoué, ne se créant pas d’occasions franches avant l’heure de jeu et une frappe puissante d’Hugo Magnetti, trop axée sur Brice Samba (63e).

Dans une ambiance électrique que l’arbitre Stéphanie Frappart n’est pas parvenue à calmer, Lens a alors commencé à trembler face à des Bretons de plus en plus entreprenants. Bien servi dans la surface, Martin Satriano, tout fraîchement entré en jeu, a vu sa frappe miraculeusement déviée sur le poteau par Jonathan Gradit (79e). C’est à nouveau Satriano qui a frôlé l’égalisation quelques minutes plus tard, sur une tête que Brice Samba a dû intercepter entre ses jambes à quelques centimètres de sa ligne (84e).

Dans ce qui a été l’une des rares occasions lensoises de se donner de l’air, Adrien Thomasson n’a pas été capable de tirer sur un centre de Florian Sotoca (90e), comme à son habitude très actif tout au long du match. Mais les assauts brestois ont fini par faiblir, jusqu’à cesser sans que le club breton n’ait trouvé la faille. De nouveaux duels à enjeu attendent les deux clubs dès le week-end prochain. Face à Nice (6e) samedi pour Lens, et contre Lille (5e) dimanche pour Brest.

Le Monde avec AFP

Réutiliser ce contenu



Source link

Leave a Comment