Leasing social : l’exécutif annonce déjà la fin du dispositif pour 2024


Un succès. Un carton, même, mais qui a ses limites. Le 1er janvier dernier, le leasing social était lancé par le gouvernement. Une manière de proposer à la moitié des ménages les plus modestes la possibilité de s’offrir un véhicule électrique en location à environ 100 euros par mois. Au départ, le gouvernement avait tablé sur 20 000 à 25 000 véhicules, comme l’avait appris Capital. Une semaine après le lancement, la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, l’avouait : «Nous ne connaissons pas encore le nombre exact de commandes.» Mais il y en avait déjà beaucoup et le groupe Stellantis était même prêt à proposer davantage de voitures sur le marché.

Selon Les Échos, le succès est tel que l’exécutif s’apprête à mettre fin au programme pour l’année 2024. Dans l’entourage du président de la République, interrogé par nos confrères, on se félicite d’un «objectif largement dépassé» et on évoque le chiffre de «50 000 commandes validées». «Cette première vague est une vraie réussite», ajoute-t-on. Un décret sur la fin de cette première édition devrait même être publié au Journal officiel «dans les prochains jours», ont appris nos confrères. Mais l’opération redémarrera fin 2024 pour l’année 2025, précise l’Elysée. Mais Un tel succès était-il prévisible ? Il faut dire que cette offre s’adresse potentiellement à 4,5 à 5 millions de personnes dans le pays. Or, parmi elles, ce sont 100 000 voitures neuves qui sont achetées chaque année.

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Le bonus écologique va-t-il baisser ?

«En seulement un mois et demi, nous avons donc profondément transformé le marché», se targue-t-on dans l’entourage du président français. Cette phase de vente laisse peu de doutes sur la tenue d’une deuxième édition l’année prochaine, avec certainement des ajustements. Le gouvernement explique aux Échos qu’il travaillera notamment pour que «davantage de modèles éligibles soient produits en France». Le choix était plus ou moins restreint, car les véhicules électriques concernés doivent être fabriqués en Europe.

C’est une des raisons pour lesquelles le groupe Stellantis proposait le plus de modèles (12 sur 20) contre 3 chez Renault, par exemple. Que va-t-il advenir du bonus écologique ? Son nouveau montant est toujours attendu, et les derniers arbitrages sont toujours en cours, mais il pourrait baisser de 5 000 à 4 000 euros, comme l’avait appris Capital il y a quelques jours. Sera-t-il encore abaissé davantage ? Selon les informations des Échos, «le bonus de 7 000 euros pour la moitié des ménages les plus modestes restera bien inchangé cette année». Pour rappel, les pouvoirs publics se sont engagés à atteindre 15% de véhicules électriques en circulation d’ici 2030.


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