Faut-il (re-re-re)voir Les bronzés font du ski?


Lui, c’est Bernard, campé par Gérard Jugnot.
DR

L’avez-vous noté? C’est en général lorsqu’il n’y a plus un flocon de neige dans les stations de ski et que les familles se désespèrent, comme maintenant, que TF1 programme cette bonne vieille comédie.

Le père Noël est une ordure en décembre. Les Bronzés font du ski en février. La règle est immuable. Aussi immuable qu’un rituel. Les films où la neige tient un rôle important, pourtant, ne manquent pas. Mais de Y aura-t-il de la neige à Noël? à Snow Therapy en passant par Shining, Le jour d’après, La panthère rose, The Grand Budapest Hotel, Le bal des vampires ou encore Croc blanc, c’est toujours la comédie de la troupe du Splendid qui revient au programme. Invariablement. Pourquoi?

La réponse est dans la liste de films précités. Y aura-t-il de la neige à Noël? évoque les violences conjugales et s’achève sur un suicide. Snow Therapy met à mal l’image du père de famille. Shining est un film d’horreur. Le jour d’après raconte la fin du monde par une intempestive et formidable glaciation. La panthère rose est une comédie trop anglaise, trop second degré – enfin, il faut aimer l’humour de Peter Sellers. Le bal des vampires est une merveille, un peu bizarre tout de même. Croc Blanc est un film d’aventures très sérieux.

Un objet devenu culte grâce à la télé

De cette courte liste, seuls Les Bronzés correspondent aux exigences du grand public, de l’ultraléger, du potache assumé, de la compilation de répliques cultes et du transgénérationnel. Sorti en salles en 1979, le film de Patrice Leconte pourrait passer pour totalement démodé. On pourrait aussi le critiquer pour ses blagues sexistes, sa totale muflerie à l’égard des femmes, son mépris de classe et son absence de diversité. Bref.

Le film, qui n’avait pas remporté un succès colossal lors de sa sortie en 1979 (1,5 million d’entrées) est devenu culte grâce à la télévision et à ses rediffusions successives, comme fin 2008 où il a enregistré un pic d’audiences à près de 11 millions de téléspectateurs, ou en février 2022 avec 4,7 millions de fans bienheureux. Les situations sont cultes, de la fermeture du télésiège à celle de la dégustation de la liqueur d’échalote au jus d’ail. Les répliques aussi.

Comme par exemple celle-ci, de Michel Blanc, dans le rôle de Jean-Claude Dusse, à Gérard Jugnot, dans celui de Bernard: «Écoute Bernard, je crois que toi et moi on a un peu le même problème, c’est-à-dire qu’on ne peut pas vraiment tout miser sur notre physique, surtout toi. Alors si je peux me permettre de te donner un conseil, c’est: oublie que tu n’as aucune chance, vas-y, fonce! On sait jamais, sur un malentendu ça peut marcher».

Une certaine députée de l’Isère aurait dû s’en souvenir… Surtout, il y a quarante ans, il y avait de la neige…


data-script=”https://static.lefigaro.fr/widget-video/short-ttl/video/index.js”
>



Source link

Leave a Comment