Fabienne Chauvière, productrice des “Savanturiers” sur France Inter, est morte


Elle aimait “raconter des histoires” et disait “se sentir bien derrière un micro”. L’animatrice de 64 ans a notamment marqué les oreilles grâce aux “Savanturiers”, une émission de vulgarisation scientifique.

Fabienne Chauvière, une voix familière des auditeurs de France Inter.

Fabienne Chauvière, une voix familière des auditeurs de France Inter. Photo Christophe Abramowitz/Radio France

Par Laurence Le Saux

Publié le 12 février 2024 à 14h37

Enfant, près du Mans où elle a grandi, la radio représentait pour elle « la vie parisienne [qu’elle] ne fréquentai[t] pas ». Fabienne Chauvière y a fait carrière, à France Inter, marquant les oreilles des férus de sciences. La productrice est morte le 11 février, à l’âge de 64 ans. Jusqu’à la fin août, on l’entendait dans Les savanturiers, d’abord une émission hebdomadaire d’une heure, créée en 2008, devenue quelques années plus tard une chronique le week-end – reprise depuis septembre par Daniel Fiévet.

Spécialiste de l’agroalimentaire, de l’énergie et du spatial, elle coproduit d’abord plusieurs émissions avec Marie-Laure Veyret (Vade rétro, Faut pas en faire une maladie…). On la retrouve en solo au micro de Tous terrains entre 1997 et 1999, Osmose entre 2004 et 2008, Tout s’explique l’été entre 2000 et 2010, ou aux manettes de J’ai rendez-vous avec vous, une série sur Georges Brassens diffusée en 2000. Dans Les savanturiers, cette pédagogue à la curiosité communicative s’intéresse aux oiseaux avec un ornithologue, évoque avec une neurobiologiste la façon dont la nutrition influence le cerveau, ou explique comment éviter les piqûres de moustique (sa dernière chronique).

« Je me suis toujours sentie bien, à ma place, derrière un micro, nous expliquait-elle en 2021. C’est comme si je m’adressais à une personne que j’aime. Ce n’est pas aussi intimidant que de parler devant une foule car, souvent, les gens écoutent la radio seuls. Je parle à chacun d’entre eux. J’aime leur raconter de belles histoires en jouant avec le son : ajouter de la musique, des jingles… J’ai quitté les journaux pour cette raison : être plus libre de créer grâce à mes programmes. »



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