Travis Kelce, le « boyfriend » de Taylor Swift, star du Super Bowl


Comme quelque chose en nous de Travis Kelce. « Quand je vois une photo de lui, je ne dis pas “Ah, c’est un footballeur américain”, ni même “Ah, c’est le mec de Taylor Swift”. Non, je dis “Ah, c’est Travis !” C’est mon pote, le mec ! » La salve du chroniqueur Yann Marguet, dans Quotidien, entrait certes dans la case humour de l’émission, mais elle disait bien la force du ricochet : tout ce qui touche à Taylor Swift, et surtout à son cœur, finit par toucher tout le monde. Papier glacé, réseaux sociaux, impossible d’y couper. C’est donc ce gaillard de 34 ans, yeux verts et maillot rouge, qui a conquis la femme la plus puissante du moment. Lui qui la motive, en pleine tournée asiatique, à faire un détour de douze heures en jet pour assister à un match à Las Vegas.

Taylor Swift : l’idole qui inquiète le camp Trump

Pas n’importe lequel, cela dit. Ce dimanche, c’est le Super Bowl, grand-messe américaine du casque et des épaulières, label NFL. Affiche clinquante : Kansas City Chiefs versus San Francisco 49ers (0 h 30, beIN Sport et M6). Pas de doute, les plans guettant les effusions de Taylor Swift en loge seront légion, quitte à crisper un peu plus les puristes. Probable surtout que le record d’audience – 115 millions de téléspectateurs aux États-Unis l’an passé – sera battu. Rien de mieux qu’une romance pailletée pour élargir le cercle des curieux. Mais si Travis Kelce est devenu LE football US aux yeux d’un monde qui n’en sait pas grand-chose, et qu’il vend quatre fois plus de maillots, ses références et sa personnalité l’avaient déjà fait star en son pays.

Son palmarès compte deux Super Bowls, dont l’édition 2023, et les débats le hissent tout en haut de la hiérarchie des tight ends. Un poste hybride au sein de l’escouade offensive, où il s’agit de faire des blocs pour le porteur de balle ou d’attraper les passes du quarterback. Kelce (1,96 mètre, 113 kilos) excelle dans ce dernier aspect : il vient de battre le record du nombre de réceptions en play-offs (156). Le gars sûr de Patrick Mahomes, meilleur « QB » de la ligue, quand la situation se tend. « Ce n’est pas le plus explosif, mais il a un sens aigu de la course après réception, observe Marc-Angelo Soumah, ancien receveur ayant goûté aux camps NFL. Il zigzague à travers la défense et personne n’arrive à l’arrêter. »

Podcast familial vitaminé

Dans la tête aussi, ça zigzaguait au départ. « Avant de devenir le good guy actuel, il avait du mal à maîtriser ses émotions, ce qui lui valait des pénalités ou de s’embrouiller avec son coach, même s’il pouvait lui dire “je t’aime” juste après », complète le directeur général des Paris Musketeers. Quand il se penche sur son contrat (57 millions de dollars sur quatre ans), Kelce s’estime « sous-payé ». Au regard des standards de la ligue, dur de lui donner tort. Reste que la voie a été plus enluminée que prévue. Surtout à se souvenir de son éviction de l’équipe universitaire de Cincinnati pour un test positif à la marijuana.

À l’époque, c’est Jason Kelce, frère aîné et coéquipier, qui lui avait sauvé la mise en promettant de « l’avoir à l’œil ». Les deux se sont retrouvés chez les pros, jusqu’à être adversaires au Super Bowl. Et ils continuent de jouer les prolongations au micro d’un podcast familial du genre vitaminé. De fait, Travis Kelce n’a jamais craint de s’exposer. Les Swifties les plus ardentes n’ignorent pas qu’en 2016 il a été un célibataire à conquérir dans une télé-réalité à son nom (Catching Kelce, sur E !). Cinquante prétendantes, une par État, des embrassades fougueuses distillées aux finalistes et une brève liaison une fois les caméras coupées. Autres temps, autres cœurs.