Tournoi des Six Nations : les Bleus n’ont pas le droit à l’erreur en Écosse


C’est la bête noire des Bleus. Ce samedi, ils n’auront pas d’autre choix que de la dompter. Après l’humiliante défaite face à l’Irlande la semaine dernière (37-18), le XV de France se déplace à Murrayfield pour affronter l’Écosse, deuxième match de ce Tournoi des Six Nations 2024. Le coup d’envoi aura lieu à 15h15.

Pour espérer remporter le tournoi, les hommes de Fabien Galthié sont désormais condamnés à un sans-faute, et ne peuvent que croiser les doigts pour que leurs adversaires se prennent les pieds dans le tapis. À commencer par les Irlandais, auteurs du Grand Chelem l’année dernière et bien décidés à réitérer l’exploit.

Cela passera d’abord par une victoire contre le XV du Chardon, ce samedi à Édimbourg. Pas une mince affaire, quand on sait que c’est l’équipe qui a le plus battu les Bleus de l’ère Galthié, avec trois victoires écossaises en sept confrontations. D’autant que les Français semblaient la semaine dernière désespérément à la peine, enchaînant une entame inquiétante, une défense poreuse et une touche défaillante, sans compter le carton rouge pour Paul Willemse.

La victoire ou rien

Si Murrayfield est une terre hostile pour les Tricolores de Galthié, ce déplacement tombe à pic pour redorer un peu le blason bleu, après le vélodrome de Marseille et la déception de la Coupe du monde, terminée dès les quarts de finale face à l’Afrique du Sud (29-28). Un troisième revers de rang, qui constituerait une première du mandat Galthié, pourrait en revanche plonger le XV de France dans une crise d’une ampleur jamais connue sous la direction de l’ancien manager de Montpellier.

“Quand tu rentres sur un terrain, c’est toujours pour gagner. Donc, je ne sais pas si c’est une obligation, mais c’est une envie. On sera forcément attendus après notre résultat contre l’Irlande. À nous d’être meilleurs et sérieux sur le terrain pour l’emporter”, estime l’arrière Thomas Ramos.

Le troisième ligne François Cros a lui fustigé “le manque d’engagement” de ses partenaires au stade Vélodrome. “C’est un secteur sur lequel il faut qu’on se ressaisisse parce que, au niveau international, quand on encaisse autant d’essais, c’est compliqué de l’emporter”, a souligné le Toulousain, selon qui le groupe a “fait le choix” de “ne pas se lâcher et de se dire : ‘on a chuté une fois, mais il faut réagir maintenant’. Et il n’y a rien de mieux que de se déplacer en Écosse pour afficher un meilleur visage sur le plan de l’engagement”, a-t-il encore assuré.

Une composition presque inchangée

Pour changer de visage, cependant, le sélectionneur a fait le choix de ne presque rien modifier. Galthié mise sur deux changements : les retours de Cameron Woki en deuxième ligne et de Louis Bielle-Biarrey sur l’aile gauche, aux dépens de Paul Willemse, suspendu, et de Yoram Moefana, remplaçant.

“Qui dit intégrer des nouveaux joueurs, dit sortir des joueurs. Ça n’a pas été le projet depuis que l’on travaille sur la composition d’équipe”, a expliqué Fabien Galthié. “Notre volonté, c’est le groupe, c’est l’équipe, c’est la solidarité. Nous avons été performants par moments, en groupe. Nous avons perdu vendredi soir, en groupe. L’idée que nous avons, c’est de garder cette ossature et de donner bien sûr la place à des jeunes dans le coaching”.

Les Écossais, eux, débarquent le couteau entre les dents, forts d’un succès étriqué mais historique au pays de Galles (27-26), leur premier en 22 ans. Le XV du Chardon, porté par leur capitaone Finn Russell, rêve d’un premier Grand Chelem dans le Tournoi depuis le passage à six nations en 2000.

L’année dernière, la France avait battu l’Écosse à Murrayfield lors du Tournoi des Six Nations, grâce notamment à un doublé de l’ailier du XV de France Damian Penaud (36-17). Pendant la préparation à la Coupe du monde, l’Écosse s’était imposée 25 à 21 face à la France à Murrayfield, quelques jours avant une victoire des Bleus 30 à 27 à Saint-Étienne.



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