Le procès de Nicolas Bedos pour agression sexuelle renvoyé à septembre prochain



Audience renvoyée. Ce jeudi 8 février au matin, Nicolas Bedos, veste grise et chemise bleue, comparaissait au tribunal de Paris, accusé d’avoir commis en juin 2023 une agression sexuelle en état d’ivresse manifeste. Une jeune femme de 25 ans l’accuse de l’avoir touchée au niveau des parties intimes, par-dessus son pantalon, lors d’une soirée en boîte de nuit. L’acteur et réalisateur encourt 5 ans de prison et 75 000 euros d’amende.

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Dans la petite salle d’audience d’une trentaine de places remplie de journalistes, le suspense a été de courte durée. Au motif d’une « bonne administration de la justice » et d’un « manque de calibrage » pour examiner une telle affaire, la chambre, qui devait s’occuper de douze dossiers dans la journée, a décidé le renvoi du procès au 26 septembre, à 13 h 30.

Les trois dossiers de violences sexuelles dans lesquels Nicolas Bedos est poursuivi seront ainsi jugés le même jour, l’une des autres affaires portant d’ailleurs sur des faits ayant été commis au même endroit et peu de temps avant celle de ce jeudi. Une jeune femme l’accuse ainsi de l’avoir embrassée dans le cou sans son consentement en mai 2023. Il est également poursuivi pour des faits de harcèlement sexuel qui auraient été commis en 2018.

Mon client « veut sauver son honneur »

« Ces trois affaires doivent être traitées ensemble dans un temps où nous pourrons les juger sereinement et éviter [au prévenu] trop d’exposition médiatique », a argumenté la procureure pour expliquer sa demande.

Si l’avocat de la plaignante, présente à l’audience, ne s’est pas opposé à la demande de renvoi, la défense ne l’a pas entendu ainsi. « J’entends parler d’un impératif médiatique, mais c’est assez rare qu’un prévenu s’oppose à un renvoi, a martelé Me Julia Minkowski, l’avocate de Nicolas Bedos, muet à la barre. Il veut être jugé aujourd’hui, car il veut présenter sa défense et sauver son honneur. […]. Je ne comprends rien à la motivation du parquet ! » La présence d’une témoin, une jeune femme de 32 ans citée par la défense, a tout de même été actée par le tribunal.




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