Nwabili impérial, pas de nouveau miracle pour Williams… les tops et les flops


Stanley Nwabili est sorti vainqueur de son duel de gardiens avec Ronwen Williams.
AFP / ISSOUF SANOGO / AFP / ISSOUF SANOGO

Le duel de gardiens remporté par Nwabili, l’indispensable Osimhen ou la fragilité défensive des Bafana-Bafana… retrouvez les tops et les flops de la première demi-finale de la CAN remportée par le Nigeria.

TOPS

Nwabili dans la lumière

Invaincu depuis quatre matches dans les buts nigérians, Stanley Nwabili a bien failli le rester un match de plus. Mais c’était sans compter sur un improbable retournement de situation, qui a débouché sur un penalty sur le gong (90e). Mais l’essentiel était ailleurs pour le portier nigérian, héros de tout un pays après la qualification des Super Eagles aux dépens de l’Afrique du Sud (1-1, 4-2 aux t.a.b.). Longtemps impeccable, maintenant les siens dans la partie d’une superbe parade (39e) ou en anticipant dans la profondeur (50e), il n’aura donc été battu que de près avant de briller sur la séance de tirs au but, en partant du bon côté les trois quarts du temps, détournant deux tentatives, dont celle de Mokoena, qui l’avait battu plus tôt dans la partie. MVP.

Osimhen, danger permanent

Annoncé forfait puis incertain, Victor Osimhen a finalement tenu son rang, pour le plus grand bonheur de toute une nation. Touché d’entrée aux abdominaux, raison de son incertitude récente, l’avant-centre star est rentré timidement dans son match avant de faire planer la menace dans les airs (44e, 55e). Surtout, le joueur du Napoli a forcé la décision en allant gratter un pénalty après un festival devant la surface (65e) avant de penser sceller la qualification sur un but finalement refusé pour… un pénalty sud-africain au préalable. Encore dangereux en prolongation (101e, 106e), il n’aura rien eu à se reprocher avant de sortir (110e).

Troost Ekong en bon capitaine

Il fallait du cran pour prendre le ballon à Osimhen et aller transformer un penalty que le numéro 9 avait lui-même provoqué. Il en fallait aussi pour se présenter face à Ronwen Williams, qui restait sur un festival dans l’exercice (4 tirs au but arrêtés sur 5 en quarts). Mais William Troost-Ekong n’a pas tremblé, ou presque, puisque son penalty est passé sous le ventre de son adversaire. Sixième but en sélection pour le défenseur passé par les sélections de jeunes des Pays-Bas avant de devenir un cadre des Super Eagles, où il aura encore été l’élément le plus fiable derrière, réalisant notamment une «faute intelligente» dans le money time (118e) avant de réussir à nouveau son tir au but.

William Troost-Ekong tout heureux de transformer son penalty à l’heure de jeu.
SIPHIWE SIBEKO / REUTERS

FLOPS

Williams et sa charnière en souffrance

Une nouvelle séance de tirs au but mémorable l’aurait élevé au rang de star de cette CAN 2024, mais Ronwen Williams n’a pas eu la même réussite, restant impuissant sur chaque tentative nigériane. Malheureux sur le pénalty de Troost-Ekong plus tôt, il aura également été défaillant dans le jeu aérien en raison de sa taille (1,84m) mais aussi des errances de sa charnière Mvala-Kekana, longtemps mis à mal par Osimhen. Le dernier cité sera même exclu en fin de match pour une faute en qualité de dernier défenseur qui relevait surtout du sacrifice (115e).

Le duo Lookman-Simon moins en vue

Les yeux étaient (aussi) rivés sur lui, mais Ademola Lookman n’aura pas eu le rayonnement des jours précédents. Auteur des trois derniers buts nigérians depuis l’ouverture de la phase éliminatoire, l’attaquant de l’Atalanta a été beaucoup moins en vue face au défi physique des Bafana Bafana, hormis une frappe dangereuse en début de prolongation (93e). Le Nantais Moses Simon, son pendant à gauche, aura lui raté presque tout ce qu’il a entrepris avant de sortir… deux minutes avant l’ouverture du score des siens.



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