Antoine Aucagne, le demi d’ouverture très prometteur du Stade Aurillacois


En moins de deux saisons professionnelles, Antoine Aucagne a su s’imposer au Stade Aurillacois grâce à des résultats impressionnants. Portrait d’un jeune prodige du rugby qui suscite l’intérêt des autres clubs du championnat.

Antoine Aucagne, demi d’ouverture formé au club d’Aurillac, est devenu un vrai taulier de l’équipe dès sa deuxième saison professionnelle. Apprécié de son encadrement et des supporters, ce passionné de 23 ans a une marge d’amélioration et des qualités qui intéressent d’autres clubs du Top 14. 

Un reportage à découvrir en intégralité dans l’émission Sports d’ici, tous les samedis à midi sur France 3 et en replay sur france.tv.

Antoine Aucagne a commencé le rugby dès l’âge de cinq ans. Neveu de l’ancien joueur professionnel David Aucagne, il a la passion du ballon ovale dans le sang. C’est à Vichy, où il est né, qu’il fait ses premier pas avant de rejoindre le centre de formation du Stade Aurillacois en 2017 où il évolue en tant que demi d’ouverture.

En 2022, le jeune rugbyman remporte le titre de champion de France espoir face au Stade Toulousain au stade Michelin. Une finale au cours de laquelle il s’impose comme leader et inscrit dix-sept points au pied, signant ainsi le lancement de sa carrière : “Cest vrai que le titre m’a permis d’intégrer pleinement l’équipe première, raconte Antoine Aucagne, et c’est vrai que depuis 2 saisons j’enchaîne les feuilles de match donc ça me permet de prendre de la confiance et essayer de réaliser les meilleures performances possibles”.

Depuis son arrivée, Antoigne Aucagne est le chouchou des supporters cantaliens : “Je l’ai suivi depuis plusieurs années, j’espère qu’on va le garder” explique l’un d’entre eux. Un autre ajoute : “C’est un bon joueur, il a des qualités pour jouer au-dessus. Un jour ou l’autre il va partir. Tous les bons joueurs partent. Ce n’est pas le premier.”

Et en effet, Antoine Aucagne est un bon joueur. Lors de sa première saison en tant que professionnel, il a comptabilisé 24 feuilles de match et cette saison-ci il ne compte qu’une seule rencontre manquée à Béziers. Des résultats remarquables pour ce jeune homme de 23 ans qui a rapidement su gagner la confiance de son entraîneur Roméo Gontineac : “C’est un joueur qui joue beaucoup à l’instinct donc c’est un joueur qui a quand même une bonne lecture de l’adversaire, analyse-t-il. Je pense qu’il est dans le bon chemin, je pense qu’il sait exactement ce qu’il doit travailler : sur la précision, sur la prise d’initiative, et prendre moins de risques. S’il est épargné par les blessures je pense qu’il peut matcher au dessus.”

Bourré de qualités, Antoine Aucagne se distingue par sa perception du jeu : “Je suis un joueur d’instinct qui essaie de stabiliser l’adversaire en sortant un peu du cadre jeu plutôt imposé par les coaches, j’essaie de faire des choses un peu novatrices. Le jeu au pied et le jeu aérien c’est quelque chose que j’essaie de développer et sur lequel je me sens plutôt à l’aise.”

Antoine Aucagne ne lésine pas sur l’entraînement et donne de sa personne lors des séances de préparation. Le joueur sait qu’il a encore une belle marge de progression devant lui, ce que confirme Sébastien Delpiroux, préparateur physique du Stade Aurillacois : “Il a changé au niveau de l’attitude par rapport au travail et à la charge de travail. Je crois qu’il a compris ce qu’il faut pour être en haut du tableau. J’ai pleine confiance sur sa marge de progression.”

Bien qu’il n’ait signé son premier contrat professionnel que cette saison, son profil et ses performances suscitent les convoitises d’autres clubs du Top 14 comme Lyon, Montpellier ou Perpignan. Si ces derniers manifestent leur intérêt, le demi d’ouverture garde les pieds sur terre : “On est amené à jouer en Pro D2 quand on est plutôt jeune, il y a forcément des clubs qui se renseignent. Moi, je suis lié au club jusqu’en 2026, donc pour l’instant je suis à 100% investi avec le Stade Aurillacois.”

Malgré son investissement, Antoine Aucagne pourrait rapidement se sentir à l’étroit à Aurillac.





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