le gouvernement annonce des contrôles massifs auprès des industriels et des distributeurs



avec AFP

Alors que les agriculteurs poursuivent leur mobilisation, le Premier ministre Gabriel Attal a annoncé un renforcement de la loi Egalim. Des contrôles massifs auprès des industriels et des distributeurs auront également lieu, a affirmé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire.

“Nous allons renforcer la loi Egalim” pour protéger la rémunération des agriculteurs, a annoncé jeudi le Premier ministre Gabriel Attal après dix jours de mouvement de protestation des agriculteurs, et des contrôles massifs auprès des industriels et des distributeurs auront lieu, a précisé le ministre de l’Économie Bruno Le Maire. “Le Revenu des agriculteurs ne doit pas être la variable d’ajustement des négociations commerciales entre les industriels et les distributeurs”, a complété le ministre de l’Économie Bruno Le Maire présent lui aussi devant la presse, annonçant une “mission d’évaluation” de la loi Egalim.

 

Cette mission, qui associera “l’ensemble des parties prenantes”, aboutira à un rapport qui sera remis “d’ici au printemps” et devra “ouvrir la voie à une amélioration et un renforcement de la loi Egalim”, a précisé le ministre. Les deux premières lois dites Egalim 1 et 2, adoptées en 2018 et en 2021 visaient déjà à empêcher que les producteurs ne fassent les frais de la guerre des prix féroces entre supermarchés d’une part, et distributeurs et fournisseurs de l’agro-industrie d’autre part.

“10.000 contrôles sur l’origine française des produits”

Dans ce cadre-là, Bruno Le Maire a également annoncé des contrôles massifs “dans les prochains jours” sur les industriels et les supermarchés, qui concerneront notamment “toutes les plus grandes chaînes” de supermarchés. Aucun contrat entre distributeurs et industriels, y compris les marques distributeurs, “n’échappera au contrôle de la répression des fraudes”, a déclaré le ministre.

Par ailleurs, il a annoncé “10.000 contrôles sur l’origine française des produits” avec des sanctions qui pourront “atteindre 10% du chiffre d’affaires des industriels ou des distributeurs qui auraient fraudé”. “Un produit agricole estampillé comme d’origine française par son étiquetage doit être réellement d’origine française”, a insisté Bruno Le Maire.



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