concurrence, contrôles… Voici les nouvelles mesures de Gabriel Attal


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« Partout en Europe, la même question se pose : y a-t-il un avenir pour notre agriculture ? La réponse est oui » assure Gabriel Attal. « Avons-nous fait des erreurs, à l’évidence oui. Il faut avoir l’honnêteté de le dire, c’est ce que j’ai fait en Haute-Garonne la semaine dernière, à propos GNL et de l’empilement des normes. L’Etat a été trop lent dans le versement de certaines aides. Nous doublons le nombre de contrôles sur le respect de la loi Egalim. Ce sont de premières mesures qui en appellent d’autres. »

« Produire et protéger »

« Depuis deux semaines, j’ai passé tout le temps nécessaire pour dialoguer avec les organisations syndicales agricoles » souligne le Premier ministre qui présente une nouvelle étape « produire et protéger. » « Nous inscrirons le principe de souveraineté alimentaire dans la loi. L’agriculture est un intérêt fondamental de la Nation » insiste Gabriel Attal qui assume la volonté de « continuer à produire ».

« Nos objectifs sont clairs : redonner du revenu aux agriculteurs, de la valeur à l’alimentation, simplifier la vie des agriculteurs, préserver notre souveraineté face au changement climatique » explique Gabriel Attal qui promet 150 millions d’euros en soutien fiscal et social aux éleveurs.

« Nous publierons un rapport annuel sur notre souveraineté alimentaire. La proposition de loi sur les troubles du voisinage va être rapidement portée à l’ordre du jour de l’Assemblée. Nous allons promouvoir l’étiquetage de l’origine des produits, c’est un enjeu de transparence pour les consommateurs et de justice pour nos agriculteurs. Nous allons avancer avec les collectivités locales pour le respect de la loi Egalim et les 20 % de produits bio dans les menus. Nous allons retravailler le calcul des retraites agricoles sur les 25 dernières années. »

Lutter contre la concurrence déloyale

« Quatre principes contre la concurrence déloyale : pas question d’accepter le Mercosur, une clause de sauvegarde interdisant les importations de fruits traités avec du thiaclopride (insecticide interdit en Europe), création d’une force européenne de contrôle contre les importations de produits qui ne respectent pas nos règles, réduire les délais d’instruction pour les projets agricoles notamment autour de l’eau. On ne fera pas de surtransposition en France sur les molécules phytosanitaires, pas d’interdictions sans solutions. »

« Sur l’Ukraine, je l’ai dit, nous avançons avec la création de clauses de sauvegarde, notamment sur la volaille. Il faudra que nous abordions la question des céréales dans le cadre de la négociation qui s’ouvre », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse pour répondre à la crise agricole. L’UE n’a pas inclus les céréales dans les produits « sensibles » sur lesquels les importations peuvent être limitées.

Des contrôles dans la grande distribution

« Les grandes chaînes de supermarchés seront contrôlées dans les prochains jours » annonce Bruno Le Maire, le ministre de l’Économie.

« Ces contrôles concerneront aussi les marques de distributeur dans le cadre de la loi Egalim. Et les industriels seront concernés par des contrôles sur l’origine française des produits. Quand un produit présente un drapeau français, la matière première doit avoir été produite en France. Je lancerai à l’été une initiative européenne pour durcir les conditions de négociations des centrales d’achat européennes pour coordonner les contrôles et la répression des fraudes. »

Un relèvement des seuils (succession ou départ en retraite) doit également favoriser la transmission des exploitations agricoles à des jeunes agriculteurs.

Le plan écophyto en pause

« Il faut intégrer davantage les clauses miroir et amplifier cette approche » précise le ministre de l’Agriculture Marc Fesneau à propos des accords d’échanges commerciaux. « Les conditions d’importation ne doivent pas déstabiliser nos marchés. Nous mettons en pause le plan écophyto de manière à le simplifier et de redéfinir le zonage. Nous allons réformer le conseil stratégique sur les produits phytosanitaires. »

« La souveraineté, c’est bon pour l’écologie » assure le ministre de la transition écologique Christophe Béchu. « Sur l’eau, le chantier de l’adaptation au changement climatique intègrera l’agriculture avec une réalité : davantage d’eau pendant l’hiver, moins d’eau pendant l’été. Les collectivités départementales doivent pouvoir participer au financement des dispositifs de sécurisation hydrolique. » Des fonds seront réorientés sur des dispositifs d’irrigation.

« Les délais de recours pour les tiers seront de deux mois (et plus quatre) et les délais de traitement de ces contentieux à dix mois. On doit avoir des approches homogènes avec l’Europe sur les seuils d’élevage » prévient Christophe Béchu qui dénonce les attaques subies par certaines agences de l’Office de la biodiversité. « Nous devons trouver de nouvelles manières de travailler ensemble via une convention sur les modes opératoires de l’OFB sur le modèle Demeter avec la gendarmerie. »



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