Lorie, notre meilleure amie depuis 20 ans


Trois générations ont grandi avec ses disques, de Ta meilleure amie à Week-end en passant par Sur un air latino, Toute seule ou encore La positive attitude, autant de disques qui convoquent la nostalgie. Pourtant, la jeune femme ne voulait pas devenir chanteuse, mais patineuse ! Passionnée depuis l’âge de 6 ans, elle s’inscrit alors en section sport-études au collège et ne vit que pour le patinage artistique, jusqu’au jour où elle se déchire un ménisque du genou. À quelques mois des championnats de France de 1996, son rêve s’effondre. C’est l’envie de faire naître des étoiles dans les yeux des gens qui lui donne l’envie de performer sur scène en dansant et en chantant.

Contre toute attente, Lorie naît d’un autre phénomène :  Britney Spears ! Quand la chanteuse explose, tous les producteurs français se mettent à la recherche de leur pop star made in France, et Lorie est repérée. La jeune fille enregistre une maquette du titre Près de moi qui est refusée par toutes les maisons de disques. Son producteur, Johnny Williams, décide alors de la diffuser gratuitement sur un média naissant, Internet, via la plateforme peoplesound.fr en 2000. Un phénomène est né, et face au nombre de téléchargements, la maison de disques Epic accepte de signer la chanteuse.

Le succès est au rendez-vous et le restera pendant près de dix ans. En tout, Lorie sort huit albums studio, trois albums live et participe à quatre tournées réunissant plus d’un million de spectateurs répartis sur plus de 280 concerts, vendant un total de 8 millions de disques et 500 000 livres.

Si aujourd’hui, elle se consacre davantage à son métier de comédienne, elle mène aussi des projets engagés. Atteinte d’endométriose et d’adénomyose, elle contribue à faire connaître ces maladies et les solutions qui existent. En mars, elle publiera chez Robert Laffont un ouvrage (La douleur ? Quelle douleur ?) où elle témoigne de son parcours et de son hystérectomie (chirurgie pratiquée pour enlever l’utérus) post-grossesse pour ne plus souffrir.

L’endométriose, sa prise de parole

En 2018, elle a publié le livre Les choses de ma vie, où elle évoquait publiquement son endométriose, cette maladie chronique qui cause de grandes douleurs et touche 10 % des femmes. Elle a pris conscience de sa maladie, car de plus en plus de femmes en parlaient entre elles. Mais quand on lui a diagnostiqué de l’endométriose, elle était perdue. Elle explique qu’heureusement, elle a pu échanger avec la comédienne Laëtitia Milot ( Plus Belle la vie), qui avait déjà pris la parole sur le sujet.

Lorie : “Pendant tout mon début de carrière, je n’ai jamais parlé de mes problèmes parce que j’estimais que j’étais une artiste et que j’étais là pour donner de la magie et du positif aux gens. Les gens ont déjà leurs problèmes, leurs soucis et moi, je suis là où au contraire pour les divertir. Mais quand j’ai eu cette maladie et que j’étais vraiment perdue, je me suis dit qu’il y avait plein de femmes aussi à qui ça arrivait. Moi, j’ai eu la chance de rencontrer les bonnes personnes et de rencontrer les bons professeurs, les bons chirurgiens. Je me suis dit : il faut y aller, il faut en parler.”

Une fois que le diagnostic est posé, ce n’est pas fini : “Non, ce n’est pas fini parce que parfois, on ne nous donne pas les bons traitements. Il y a plein de médecins qui ne savent pas encore qu’il faut arrêter les règles pour que la maladie arrête de se propager.” De plus, l’endométriose peut compromettre  la fertilité. Elle a milité auprès d’Emmanuel Macron, pour que les femmes puissent congeler en France leurs ovocytes. Elle a dû aller en Espagne, comme elle le raconte : “J’ai congelé mes ovocytes, mais en Espagne, parce que ce n’était pas possible de le faire en France parce que je n’étais pas assez atteinte. J’ai pu le faire, mais ce n’est pas donné. Toutes les femmes ne peuvent pas le faire parce que ça coûte cher. Il faut s’organiser, il faut aller là-bas, payer le train, etc., c’est compliqué.”

-> Pour en savoir plus, écoutez l’émission…

Grand bien vous fasse !

52 min

La Tête au carré

55 min

-> Question du jour : nos goûts musicaux sont-ils déterminés par la nostalgie ?

Le Y2K, c’est le nom du grand retour que font les années 2000 dans la mode et la musique aujourd’hui. Sonorités électro et looks qui font mal aux yeux, c’est notamment le pari du collectif La Darude qui organise des soirées à Paris et partout en France.

Romaric Gouali, alias DJ Kwame, cofondateur et coorganisateur des soirées qui réenchantent nos nuits avec juste ce qu’il faut de nostalgie, est notre invité de ce soir. Bien sûr, il écoutait Lorie dans son mp3 quand il avait 14 ans et bien sûr, il est l’un des mieux placés pour nous expliquer ce revival du début de siècle.

Pourquoi a-t-on tendance à idéaliser des périodes comme les années 2000 qui, lorsqu’on les vivait, étaient un peu nulles ? En quoi l’incertitude du futur accentue le besoin de se replonger dans le confort d’un passé et d’une esthétique révolus ? On en discute avec lui !

Zoom Zoom Zen

55 min

Programmation musicale :

  • JEANNE ADDED – Pretty
  • SHAY – 17
  • JANET JACKSON – Got Til It’s Gone





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