Sylvain Tesson, parrain du Printemps des poètes, répond à ses adversaires


Sylvain Tesson sur France 2, le 28 janvier 2024, a répondu à la tribune s’opposant à ce qu’il soit parrain du Printemps des poètes.
Capture écran France 2 Sylvain Tesson sur France 2, le 28 janvier 2024, a répondu à la tribune s’opposant à ce qu’il soit parrain du Printemps des poètes.

Capture écran France 2

Sylvain Tesson sur France 2, le 28 janvier 2024, a répondu à la tribune s’opposant à ce qu’il soit parrain du Printemps des poètes.

CULTURE – « Quelle fatigue ! » Voici les premiers mots de l’écrivain Sylvain Tesson lorsqu’il lui a été demandé, ce dimanche 28 janvier sur France 2, de réagir à la tribune s’opposant à sa nomination en tant que parrain du Printemps des poètes 2024.

« Moi je me suis posé une question. Quel est mon crime et qui sont mes juges ? », débute l’écrivain, qualifié de « figure de proue de (l’)“extrême droite littéraire” » dans un texte paru sur le site de Libération le 18 janvier. Parmi les 1 200 signataires de cette tribune figurent les auteurs Baptiste Beaulieu et Chloé Delaume.

Sylvain Tesson rejette ce terme : « Ils ont trouvé un mot qui est le mot du conformisme absolu et qui clôt le débat, c’est “extrême droite”. » Il est même déçu, car « la langue française offre tout de même un tel vivier, un tel magasin de mots… Ce sont des poètes, je pensais qu’ils useraient de cet extraordinaire magasin de vocabulaire à leur disposition ».

« Je suis déçu »

Homme de mots, Sylvain Tesson liste alors ceux qu’il estime les plus exacts pour exprimer ses prises de positions : « Je veux bien avouer que j’aime ce qui demeure plutôt que ce qui s’écroule, je préfère admirer que me révolter, je veux bien être un rétrograde, même un ringard, un rétif, une vieille locomotive plutôt qu’une formule 1. »

Il regrette aussi que les signataires de la tribune n’acceptent pas la diversité d’opinions. « La poésie et la littérature – en tout cas c’est ce que je croyais moi pauvre naïf – c’est précisément le lieu, l’endroit, la patrie, peut-être l’éclat où tout est permis, où tout est possible, où les choses se contredisent, se rencontrent, se télescopent, s’opposent. Ça s’appelle la liberté », estime l’écrivain.

Il explique également pourquoi il a accepté d’être le parrain du Printemps des poètes en revenant à son enfance, quand on lui a fait découvrir les textes de Victor Hugo et d’autres poètes. « Ça m’a ébloui. Si je peux rendre un peu de la part de cette chance que j’ai eue, aller dans des écoles… Il ne s’agit pas de montrer des poèmes à moi, je n’ai pas cette prétention-là », affirme Sylvain Tesson. Qui conclut : « Finalement je suis un peu déçu de me rendre compte que ceux qui devraient être des bardes préfèrent devenir des magistrats. »

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