Exécuté par inhalation d’azote : pourquoi Kenneth Eugene Smith a-t-il été condamné à la peine capitale ?


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Kenneth Eugene Smith, reconnu coupable d’un meurtre perpétré en 1988, a été exécuté ce jeudi 25 janvier par inhalation d’azote en Alabama (Etats-Unis). Retour sur trois décennies d’un long feuilleton judiciaire.

Une “torture” pour l’ONU, une mise à mort  “particulièrement cruelle” pour l’Union européenne. Ce jeudi 25 janvier, l’Américain Kenneth Eugene Smith a été exécuté par inhalation d’azote dans l’Etat d’Alabama, plus précisément au pénitencier d’Atmore.

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Une première mondiale quant au modus operandi qui marque la fin d’un long feuilleton judiciaire, alors que tous les recours et demandes de sursis concernant l’homme de 58 ans avaient été rejetés, dont le dernier en date ce jeudi par la Cour suprême. De son côté, la gouverneure de l’Alabama avait refusé d’accorder une grâce au condamné.

Reconnu coupable d’un meurtre commis en 1988

Kenneth Eugene Smith avait été reconnu coupable du meurtre en 1988 d’Elizabeth Dorlene Sennett, 45 ans, commandité par son mari Charles Sennett, un pasteur lourdement endetté et infidèle, pour faire croire à un cambriolage qui aurait mal tourné. Malgré le suicide du mari quelques jours plus tard, la police était remontée jusqu’aux deux meurtriers dont l’un, John Forrest Parker, avait été exécuté en 2010, comme le rappelle CBS.

Condamné à la peine de mort en 1996

Lors d’un premier procès, Kenneth Eugene Smith avait déjà été condamné à mort avant l’annulation de ce dernier en appel. À son deuxième procès en 1996, 11 des 12 jurés s’étaient prononcés pour une peine d’emprisonnement à perpétuité incompressible. Mais comme pour son complice, le juge, passant outre l’avis des jurés, l’avait condamné à la peine capitale, une possibilité existant alors dans quelques Etats mais désormais abolie.

Une première tentative échouée par injection létale

Le 17 novembre 2022, Kenneth Eugene Smith avait déjà fait l’objet d’une précédente tentative par injection létale. Le processus avait été annulé au dernier moment : les perfusions pour administrer la solution mortelle n’ayant pu être posées dans le temps légalement imparti alors que le condamné était resté attaché plusieurs heures.



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