Une cérémonie sur la Shoah reportée pour les besoins d’Amélie Oudéa-Castéra, les invités en colère


« Je suis en colère. Notre nouvelle ministre vient d’annuler la cérémonie d’hommage aux victimes des crimes contre l’humanité qui devait avoir lieu jeudi 25 à la Sorbonne. Cérémonie préparée depuis quatre mois, 300 invités… » Polémique supplémentaire au tableau déjà bien chargé d’Amélie Oudéa Castera. La ministre de l’Education accueille ce jeudi les recteurs et rectrices dans un amphithéâtre de la Sorbonne et, pour ce faire, le rectorat a déplacé une cérémonie du Souvenir qui devait s’y tenir. La pilule ne passe pas auprès des principaux concernés, qui font passer leur message sur les réseaux sociaux, par l’intermédiaire de Petit•e Prof.

« La ministre Amélie Oudéa-Castéra a réquisitionné le grand amphi pour rencontrer les recteurs d’académies » poste aussi de son côté, avec un gif de personnage en colère, Cédric Maurin, professeur en lycée et doctorant à la Sorbonne, après avoir été informé par l’un de ses collègues de l’annulation, dit-il, de la cérémonie.

« Aucune alerte n’avait été donnée »

Mais la ministre était-elle au courant ? Selon une source au sein de l’Education nationale contactée par 20 Minutes, le ministère n’aurait pas été informé de l’existence d’un événement déjà prévu, évènement par ailleurs « reporté » au 2 février prochain, nous dit-on.

La réunion avec les recteurs et les rectrices avait elle-même été décalée en raison du remaniement, nous fait-on savoir. Aucune alerte n’aurait été visiblement donnée ni par le rectorat ni par la Sorbonne, affirme cette source au sein du ministère… qui est toutefois en train de vérifier complètement ce fait. Le mémorial de la Shoah nous confirme aussi que ses équipes, qui devaient se rendre à la Sorbonne, ont été informées « il y a vingt-quatre ou quarante-huit heures » de ce report. La décision aurait été prise par le rectorat.

Quoi qu’il en soit, la nouvelle fait tache, après « dix jours cataclysmiques ». La ministre a été pointée du doigt pour avoir mis ses enfants dans le privé, à l’école Stanislas, lui-même épinglé pour son univers « sexiste, homophobe et autoritaire ». Elle a ensuite reporté la responsabilité de ce choix du privé sur l’école publique Littré, accusée de « paquets d’heures pas remplacées ». Une information démentie par l’école, qui a révélé que la ministre avait en réalité choisi de déscolariser son fils après un désaccord sur un passage anticipé en moyenne section de maternelle. Mediapart a ensuite révélé que son fils avait contourné les règles de Parcoursup, via l’établissement choisi.





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