“J’ai eu beaucoup de chance” : Sylvain Tesson évoque son terrible accident


Sylvain Tesson était présent dans le programme de Canal+ En Aparté diffusé ce mercredi 24 janvier et il en a profité pour revenir sur son parcours. Il a notamment usé de ce moment privilégié avec Nathalie Lévy pour évoquer son accident.

Le 21 août 2014, alors qu’il était en pleine promotion de son roman ‘Bérézina’, Sylvain Tesson a chuté de plus de 10 mètres. Resté une dizaine de jours dans le coma, le romancier s’est finalement réveillé son crâne fracassé, ses vertèbres en miettes et la moitié de son visage paralysée. Il a usé de son passage dans le programme de Nathalie Lévy pour revenir sur ce triste moment dans sa vie.

J’ai eu un gave accident, j’ai réussi à me relever, j’ai eu beaucoup de chance. J’ai été très bien entouré, j’ai eu beaucoup d’affection de mes proches. J’ai bénéficié de tout ce qu’on peut espérer au 21ème siècle et puis alors à ce moment-là, de demander à la marche à pied, à l’effort physique, de m’aider à me reconquérir. À chaque fois qu’on réussi à dépasser une adversité qu’on a subie, vient la question de l’après et alors à ce moment-là, c’est une tentative de retour à soi, de renouement, du verbe renouer, de renouement avec soi-même, de retour à sa conscience. C’est l’histoire d’un retour, donc c’est l’histoire d’un voyage, c’est une grande traversée qu’on fait et pour ça, à mon sens, il faut savoir oublier parce que sinon on macère dans ses misères. Moi, je crois beaucoup à la vertu de l’oubli. J’ai trouvé cette phrase un jour, je crois que c’est dans ‘Les considérations inactuelles’ de Nietzsche ‘tout homme a besoin d’oubli’. À mon avis, si on veut se relever, il faut à un moment bazarder par-dessus bord le souvenir de ses malheurs” a-t-il exprimé. 

Ce n’est pas la première fois qu’il mentionne cet accident puisqu’en 2015, il avait déjà évoqué celui-ci à nos confrères de L’Express. “Je crois profondément aux enchaînements, à cette idée de dominos, mais pas à l’existence d’un dieu qui manipulerait nos destins. La mort n’a pas voulu de moi, je n’y ai fait qu’un aller et retour rapide. (…) Cet accident m’a conforté dans l’idée qu’il faut absolument aller chercher la mort violente, le fantasme collectif de mourir dans son lit – au terme de longues souffrances éventuelles – est une horreur“, exprimait-il.



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