après un match exceptionnel, le FCSM sort Reims et se qualifie en huitièmes de finale de Coupe de France


Dimanche 21 janvier, les Jaune et Bleu ont accompli l’exploit d’éliminer Reims (Ligue 1) et se qualifient pour les 8ᵉˢ de finale de Coupe de France, après un match exceptionnel. Porté par 18 754 supporters en fusion, le club doubiste, quelques mois après avoir frôlé la disparition, revit. Quel pied !

Une certaine idée du bonheur. Une soirée qui restera dans les mémoires. Une communion incroyable, impensable il y a encore quelques mois. Dimanche 21 janvier 2024, le FC Sochaux-Montbéliard a offert à plus de 18 500 supporters un moment d’exception. Après une rencontre haletante, le FCSM s’est qualifié pour les 8 es de finale de Coupe de France, en éliminant un nouveau pensionnaire de Ligue 1, le Stade de Reims (2-2, 5 tirs au but à 4), deux semaines après un exploit, déjà, face à Lorient.

Dimanche, il fallait voir ces tribunes pleines, ces virages se répondant en chantant, cette joie explosant à chaque but, à chaque tacle, pour mesurer le chemin parcouru par les Jaune et Bleu. Quelques mois en arrière, le club était menacé de disparition. Sauvé in extremis par Jean-Claude Plessis, mais rétrogradé en National, Sochaux, jamais lâché par son public, s’est reconstruit petit à petit. Face à Reims, le stade affichait sa meilleure affluence de la saison, déclenchant une petite larme dans les yeux de son président avant le coup d’envoi.

L’émotion était grande, et les hommes d’Oswald Tanchot l’ont sans doute subi dans les premières minutes. Logiquement, c’est Reims qui prenait les commandes du jeu. Et sur leur premier corner, le SDR ouvrait même le score par Agbadou (6 e), qui échappait (trop) facilement au marquage de Vitelli.

Mais ce FCSM version 2023-2024 a des ressources. Poussés par un public toujours présent, les coéquipiers du capitaine Viltard, encore exemplaire dimanche soir, multipliaient les efforts défensifs face aux vagues de Rémois clairement dominateurs. Plier, sans jamais rompre, voilà comment résumer les quinze premières minutes de ce match. Avant un premier déclic, à la 21e, signé Alex Daho.

Plein d’énergie, l’ailier venait gratter un ballon sans sa moitié de terrain, avant de se lancer dans un rush dont il a le secret. Parti sur son aile gauche, Daho repiquait au centre, éliminait trois adversaires avant de glisser un amour de passe en profondeur pour Noah Fatar. Celui-ci frappait en une touche, mais était contré.

Le ballon lui revenait miraculeusement et cette fois-ci l’attaquant faisait le bon geste, à droite de la surface, en distillant un centre à ras de terre devant le but de Reims. Jusqu’à Diego Michel, qui, seul au second poteau, concluait dans le but vide. 1-1, et Bonal explosait sur la première action offensive de ses protégés.

À partir de là, le jeu s’équilibrait. Oui, le SDR tenait encore le ballon, mais les joueurs de Will Still semblaient plus nerveux, avaient plus de déchets techniques et leurs centres étaient toujours dégagés par un Jaune et Bleu. Et le FCSM, en confiance, jouait crânement sa chance. D’abord par Michel, encore lui, qui testait les gants d’Olliero.

Puis c’est Daho, une nouvelle fpois, qui pénétrait dans la surface rémoise à la 44e avant d’être déséquilibré par Agbadou. L’arbitre signalait le point de penalty. Daho s’avançait… et se faisait justice par lui-même, d’un contre-pied parfait. Sensation à Bonal. Ultra-efficaces, les Lionceaux menaient alors 2-1 face à un club de Ligue 1.

Au retour des vestiaires, les soldats de Tanchot ne baissaient pas en intensité, malgré un Stade de Reims, vexé, qui haussait le niveau. Les Rémois campaient alors dans la moitié de terrain doubiste, sans véritables grosses occasions, gênés par la générosité du FCSM. Et quand la défense franc-comtoise vacillait, c’est Patouillet qui se montrait solide et soulageait son équipe avec des interventions précieuses (63e dans les pieds de Teuma, 64e en captant une frappe de Daramy).

Les minutes s’égrenaient dans cette deuxième mi-temps. Reims poussait, encore et toujours. Sans succès, les joueurs du FCSM renvoyant chaque tentative, sans doute habités par la formidable énergie d’un Bonal qui continuait à s’époumoner. Mais les occasions champenoises se faisaient de plus en plus dangereuses (Teuma, 73e), la fatigue se faisant ressentir dans les jambes doubistes, qui ne produisaient plus rien sur le plan offensif.

À la 80ᵉ, les Sochaliens s’accrochaient encore à leur faible avantage, alors que Reims jetait ses dernières forces dans la bataille. Sur une nouvelle offensive, Agbadou, déjà buteur, héritait du ballon devant la surface. Pas attaqué, il armait une magnifique frappe enroulée qui terminait dans le petit filet opposé de Patouillet, battu. 2-2, tout était à refaire. Tanchot faisait alors rentrer ses va-tout offensifs avec les entrées conjointes de Dimitri Liénard, pour sa première sous le maillot jaune et bleu, et Kévin Hoggas, pour son retour de blessure.

Le FCSM, malgré la fatigue, remettait le pied sur la sphère, mais manquait de tranchant pour réellement se montrer dangereux. Reims finissait mieux le match et poussait pour le 3ᵉ but. Mais Bonal redoublait alors de chants et d’encouragements pour aider ses joueurs, qui ne s’effondraient pas.

Au contraire, les Doubistes investissaient le camp rémois dans le temps additionnel, sans succès. Ils manquaient même de se faire crucifier en contre, mais Patouillet captait une nouvelle fois la frappe de Daramy. Dernier frisson, avant la fin du temps réglementaire. Ce sont les penalties qui allaient départager les deux équipes.

Une performance déjà énorme pour les Jaune et Bleu qui désormais allaient retenir leur souffle… avant d’exploser de joie. Après une séance de tirs au but interminables, Mathieu Patouillet, 19 ans, venait sortir la 6ᵉ tentative de Reims, signée Okumu, du bout des gants. 5-4 pour le FCSM. Bonal sombrait dans l’ivresse alors que les joueurs fêtaient cette performance incroyable, ensembles. “Allez Sochaux”, voilà ce que plus de 18 754 jaune et bleu criaient de tout leur cœur à l’issue d’une rencontre historique.

Le FCSM se qualifie, en sortant pour le 2ᵉ tour consécutif une équipe de première division. La magie de la coupe, peut-être, mais le talent et l’abnégation d’une formation de morts de faim, c’est certain. Il y a quelques semaines, le FCSM était donné comme mort, aujourd’hui, il revit. Rendez-vous le 6 ou 7 février prochain en 8ᵉˢ de finale, avec la réception d’un nouveau club de Ligue 1, Rennes, pour vibrer encore un peu plus.





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