VIDÉO – “J’avais toute la profession à dos” : Cyril Lignac évoque ses débuts difficiles dans “Sept à Huit”


Cyril Lignac était l’invité de “Sept à Huit” ce dimanche.
Face à Audrey Crespo-Mara, le chef cuisinier et pâtissier revient sur son enfance et ses débuts difficiles dans la profession.
Il raconte notamment comment il a persévéré alors que “tout le monde attendait sa chute”.

“Je viens de rien”. Alors que l’émission de TF1 “Sept à Huit” lui consacrait, dimanche 21 janvier, son “Portrait de la semaine”, Cyril Lignac a eu l’occasion de revenir sur son enfance et ses débuts difficiles dans la profession. “On ne m’a rien donné si ce n’est une très bonne éducation et une colonne vertébrale solide”, explique le célèbre chef cuisinier et pâtissier  dans le témoignage en tête de cet article. Il estime ainsi être “la preuve” que le travail paye même sans aucune carte en main. “Tout ce que j’ai eu, je me le suis gagné à la sueur de mon front, dans la difficulté, sans qu’on me fasse de cadeau”, ajoute-t-il, insistant sur le fait que “c’est possible”.

Au sujet de son arrivée dans la capitale, en 2000, lorsqu’il avait 21 ans, le célèbre chef évoque notamment “des moments de grande solitude”. Et de détailler : “Moi j’étais jamais allé à Paris, je connais personne, j’ai pas de copain, je suis seul, je rentre dans une brigade en cuisine où je connais personne et le soir je me retrouve un peu livré à moi même”.

“J’ai jamais baissé le bras”

Pour autant, il n’a jamais cessé de croire en ses rêves. “J’ai jamais baissé le bras, je suis rentré chez moi en pleurant quelque fois mais je me suis dit que j’allais y arriver”, explique-t-il. Et c’est précisément ce qu’il a fait, en devenant en l’espace de quelques mois, il y a presque vingt ans, une star du petit écran et au fil des années l’un des animateurs préférés des Français. 

C’est en 2005, après avoir accepté de diriger le restaurant de David et Cathy Guetta, “La Suite”, que Cyril Lignac a été repéré par une directrice de casting pour participer à une première émission culinaire. Mais cette soudaine notoriété à la télévision lui a attiré les foudres de certains grands chefs. “À cette époque, c’est pas cette manière là de faire, c’était les étoiles au Michelin, on devait être reconnu par ses pairs avant d’être connu, et là c’était finalement la modernité quelque chose de tout à fait nouveau, c’était casser des codes”, confie-t-il, évoquant quelques souvenirs pénibles que cela lui a valu.

“Il est passé à côté de moi sans me serrer la main”

“Une fois, j’arrive dans un grand événement de chefs où j’avais toujours rêvé d’être, et là je tends la main à un chef et il passe à côté de moi sans me serrer la main”, se remémore-t-il notamment. “C’est un truc qui est dur quand tu es un gamin de 25 ans et que tu as toujours rêvé de ça.” Face à Audrey Crespo-Mara, Cyril Lignac revient également sur les mots d’un des plus grands chefs au monde, Joël Robuchon, qui l’avait qualifié à ses débuts de “chef kleenex”. 

“Ça c’était dur, ça me ramène à mon enfance, à me dire ‘ça y est ça recommence, l’impression d’être à nouveau un bon à rien’,”, se souvient celui qui va tout faire par la suite pour obtenir la reconnaissance de ses pairs. 

En ouvrant son restaurant gastronomique “Le Quinzième”, en 2005, il sait qu’on l’attend donc au tournant. “Je savais déjà que tout le monde attendait ma chute, j’avais toute la profession à dos, tous les journalistes à dos et finalement, il fallait prouver qu’on pouvait réussir sans avoir d’étoile, sans être reconnu et juste parce qu’on est cuisinier, qu’on fait ce métier avec plaisir et que ça marche”, explique-t-il. 

Retrouvez cette interview en intégralité dans la vidéo en tête de cet article et sur MyTF1.


La rédaction de TF1info Recueilli par Audrey Crespo-Mara



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