« J’ai peur »… Comment Océane Dodin a vaincu le stress pour se qualifier pour les huitièmes


Qui aurait pu imaginer Océane Dodin en deuxième semaine d’un tournoi du Grand Chelem ? Pas grand monde. Même pas son compagnon, Thomas, « pompier à Montpellier » qui fait office de partenaire d’entraînement en Australie. Le jeune homme va d’ailleurs devoir négocier pour prolonger ses vacances. « Il a pris des congés pendant un mois. Là, il est un peu dans la “mouise”, parce qu’il n’en a plus, se marre Dodin. A chaque fois en Grand Chelem, on arrête milieu de la première semaine. Faut qu’il appelle pour dire qu’il reste. »

Après avoir battu sa compatriote Clara Burel (6-2, 6-4), ce samedi, elle affrontera, pour une place en quarts de finale, la Chinoise Qinwen Zheng, n°15 mondiale, venue à bout au super tie-break du troisième set de sa compatriote Yafan Wang (94e). « Je suis forcément surprise, je n’avais jamais dépassé le deuxième tour [en Grand Chelem], je ne m’attendais pas à faire une deuxième semaine, analyse la Française. Mais je sais que quand je suis en confiance, que j’arrive à ne pas être stressée, je peux être dangereuse. »

Stressée, elle l’a quand même été, au moment de conclure un match jusque-là mené de main de maître. La puissante Nordiste a ainsi servi en vain pour le gain du match, à 5-3, et a crié « J’ai peur », avant de se reprendre et de conclure sur l’engagement de Burel au jeu suivant. « J’avais la main qui commençait à trembler, avoue Dodin. Je savais qu’il fallait que je reste très agressive, qu’il ne fallait pas que je laisse jouer, et j’arrivais de moins en moins à le faire. Parfois, il faut que mes émotions sortent. Si elles restent en moi, ce n’est pas très bon. » On veut le même stress au prochain tour, ça sera bon signe.





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