Tennis : Clara Burel, la bulle et la balle


Publié le 18 janv. 2024 à 16:36Mis à jour le 18 janv. 2024 à 17:39

On a enfin trouvé comment remettre le tennis français à l’endroit : il suffisait de lui mettre la tête à l’envers. A 16.791 kilomètres de la terre battue ocre de Roland-Garros, les raquettes tricolores retrouvent des couleurs « down under », sur le Rebound Ace bleu de Melbourne, où l’Open d’Australie se tient depuis dimanche. Quatorze coqs sportifs au deuxième tour d’un Grand Chelem, du jamais-vu depuis cinq ans. Melbourne, c’est de la balle !

Dans cette éclaircie accompagnée d’un vent de fraîcheur, la Bretonne Clara Burel, 22 ans, prend la lumière. Numéro un mondiale chez les juniors en 2018 et désormais 51e au classement WTA chez les grandes, elle s’est offert jeudi « la plus belle victoire de sa carrière » en sortant la cinquième mondiale, l’Américaine Jessica Pegula.

Coqs sportifs

Pegula plus là, l’enfant de Louannec, sur la Côte de granit rose, peut voguer vers Océane Dodin, autre promesse française qui brille en Australie et qu’elle affrontera au troisième tour. « Elle va mettre des missiles et je vais tricoter ! » prédit Burel, dont le jeu tout en contres et variations détonne dans un tennis féminin dominé par les cogneuses. Pour gagner un point , il suffit finalement de « remettre la balle dans le court une fois de plus que son adversaire », dit-elle.

Pour le spectacle, on repassera. La jeune femme, couvée à la pouponnière nationale de Roland-Garros dès ses 13 ans, est « réservée », voire « insaisissable », dixit ses ex-entraîneurs. « Sur le terrain autant qu’en dehors, elle intériorise beaucoup », constate « Le Télégramme », pointant que « derrière cette personnalité peu expressive se cache une bête de sang-froid ».

Championne sans Champion

La championne s’est séparée de Champion, son coach, l’an dernier. Depuis, c’est sans entraîneur attitré qu’elle brise un à un les plafonds de verre auxquels elle se heurtait jusqu’ici. Au gré des tournois, elle est épaulée par son compagnon, lui aussi enfant de la balle jaune, et par sa famille, très présente. « Seule, avec du monde autour », écrit « Ouest-France ». Bien dans sa bulle, bien dans sa balle.



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