Daniil Medvedev passe dans la douleur le 2e tour de l’Open d’Australie contre Emil Ruusuvuori


Et dire que les organisateurs du tournoi avaient soi-disant expliqué leur choix de la journée supplémentaire du premier dimanche pour minimiser les risques de matches très tardifs… On n’avait pas forcément vu le rapport, et on avait raison. Avec le rab d’un temps mort médical de 7 minutes pour ampoule pour le Russe (juste avant le tie-break du deuxième set), et de 4 minutes pour le soin d’une épaule pour le Finlandais, Medvedev a fini par s’imposer face à Emil Ruusuvuori à 3h40 du matin en Australie, au terme d’une rencontre de 4h23. Pas si loin du record de 4h33 du matin scellant le sort en 2008 du match Hewitt-Baghdatis. Mais voilà relancés les débats éternels sur ces nocturnes sans fin, et sur les conséquences pour le vainqueur pour la suite de la compétition, en l’occurrence contre Félix Auger Aliassime.

Mené deux sets à rien, le Russe a su éviter le pire en puisant dans ses ressources légendaires de combattant. Comme prévu entre ces deux féroces puncheurs du fond de court, les échanges ont d’abord été longs et intenses, avant de devenir un peu moins longs (mais quand même) et décousus au fil des minutes qui passaient devant un public de plus en plus léthargique.

Medmedev a frôlé l’élimination sur un jet de raquette

Passé par tous les états, comme bien souvent, Medvedev a d’abord perdu la bataille des longs rallyes, avant de commenter tous les points en fixant son coach. Il s’est compliqué la tâche dans le troisième set, où il a obtenu deux balles de 5-1 avant d’éviter le débreak à 4-4. Il avait encore le break dans la quatrième manche, avant de se retrouver mené 5-4, en frôlant l’élimination sur un jet de raquette en mode ricochet vers sa chaise. À deux points de la défaite, il a surnagé, dominé le tie-break et fini en trombe contre un Finlandais lessivé, qui n’a toujours pas trouvé le moyen de se qualifier pour le 3e tour d’un tournoi du Grand Chelem.

« Ce match restera dans ma mémoire, souriait Medvedev sur le court après la victoire. Vous les fans de tennis, si j’avais été à votre place, je ne serais pas resté, ç’aurait été mieux de suivre la fin du match chez vous devant la télé… Merci vous êtes très forts ! Le match a été dur, j’étais crevé avant de rentrer parce qu’on s’est beaucoup échauffé pendant le super tie-break qui n’en finissait pas (celui de Blinkova-Ryakina). J’ai beaucoup raté au début, j’ai testé 55 raquettes avant de trouver la bonne… » Mais il a gagné avant d’aller se coucher très tard…



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