« Pauvres créatures » ; « La Tête froide »… Les sorties cinéma du 17 janvier


♦ Pauvres créatures ***

de Yorgos Lanthimos

Film américain, 2 h 21

Dans « Pauvres créatures » le Grec Yorgos Lanthimos revisite le mythe de Frankenstein. Il propose un conte à la fois drôle et perspicace, à l’univers gothique et au propos féministe. La performance d’Emma Stone, qui repousse ses propres limites, est à noter. Elle joue le rôle de Bella Baxter, une jeune femme qui s’est suicidée alors enceinte de neuf mois et qui reprend vie après s’être fait greffer le cerveau de son bébé à naître. L’imaginaire fantasmagorique du long métrage – vainqueur d’un Lion d’or à Venise – et la sexualité débridée de son héroïne ne devraient pas faire l’unanimité.

» LIRE LA CRITIQUE : « Pauvres créatures », la fille cadette de Frankenstein

♦ La Tête froide **

de Stéphane Marchetti

Film français, 1 h 32

Stéphane Marchetti, réalisateur de documentaires et prix Albert Londres, livre une chronique sociale dans La tête froide. Juste et touchante, la comédienne Florence Loiret Caille porte le rôle de Marie, une femme au statut précaire devenue passeuse de migrants après sa rencontre avec Souleymane (Saabo Balde), l’un d’entre eux. Le réalisateur n’en est pas à son premier long métrage sur le quotidien des passeurs d’immigrés clandestins. Il signait Calais, les enfants de la jungle en 2017. Thriller efficace, La Tête froide dépeint comment l’enivrement par l’argent facile peut conduire à oublier sa propre humanité et celle des autres.

» LIRE LA CRITIQUE : « La Tête froide », une étroite frontière

♦ Stella, une vie allemande *

de Kilian Reidhof

Film allemand, 2 h

Le réalisateur allemand Kilian Riedhof revient avec un nouveau long métrage. Dans Stella, une vie allemande, il retrace l’histoire vraie de Stella Goldschlag, une juive allemande, aussi chanteuse de jazz, prête à tout pour sauver sa famille. Elle collabora avec les nazis entre 1943 et 1945 pour chasser les juifs clandestins encore cachés dans Berlin. Reposant sur une intrigue trop simpliste, les efforts de Paula Beer, l’actrice principale, ne permettent pas de donner de la profondeur au personnage. Et face à sa trop grande insouciance, le film installe un malaise.

» LIRE LA CRITIQUE : « Stella, une vie allemande », les ambiguïtés d’une femme

♦ Le voyage en pyjama *

de Pascal Thomas

Film français, 2 h

Dans Le voyage en pyjama, Pascal Thomas fait d’Alexandre Lafaurie, son nouveau héros. Paul-Émile dit Victor est un quarantenaire désinvolte qui attire étrangement une flopée de femmes, anciennes ou nouvelles amantes. Bien que ce film soit un éloge de la liberté, les conquêtes de Victor sont réduites à des archétypes dérisoires.

» LIRE LA CRITIQUE : « Le voyage en pyjama », un dandy de passage

⇒ Retrouvez les critiques des films sortis la semaine dernière

• Non ! * Pourquoi pas ** Bon film *** Très bon film **** Chef-d’œuvre



Source link

Leave a Comment