Sandrine Josso appelle à créer une mission gouvernementale sur la soumission chimique


La députée plaide en faveur de la mise en place d'une mission gouvernementale pour évaluer l'ampleur de ce phénomène.

La députée plaide en faveur de la mise en place d’une mission gouvernementale pour évaluer l’ampleur de ce phénomène.

© REUTERS/Sarah Meyssonnier

La députée MoDem de Loire-Atlantique a annoncé au journal Le Parisien s’être emparée d’une nouvelle mission pour son grand retour dans l’Hémicycle. Sandrine Josso souhaite désormais jouer un rôle de lanceuse d’alerte contre ce qu’elle qualifie de « crime parfait », la soumission chimique, après en avoir fait la triste expérience. En novembre dernier, l’élue a porté plainte contre le sénateur Joël Guerriau (Les Indépendants – République et territoires (LIRT)), qui l’avait invitée à son domicile sous prétexte d’amitié et qu’elle accuse de l’avoir droguée dans l’intention de la violer. Elle avait quitté les lieux en proie à des tremblements et des palpitations. Des analyses médicales ultérieures avaient révélé la présence d’ecstasy dans son organisme.

Prévoyant de prendre la parole lors de la prochaine session de questions au Gouvernement, la députée plaide en faveur de la mise en place d’une mission gouvernementale pour évaluer l’ampleur de ce phénomène, un « fléau mal connu donc sous-évalué ». En tant que vice-présidente de la délégation aux droits des femmes à l’Assemblée nationale, Sandrine Josso planche sur des pistes visant à rendre plus accessibles et rapides les prélèvements, en suggérant l’implication des pharmacies de garde et des infirmières libérales.

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Victime de stress post-traumatique

Joël Guerriau, qui explique avoir fait une erreur de manipulation, a depuis été mis en examen pour « administration d’une substance en vue de commettre un viol ou une agression sexuelle ». Sandrine Josso, devenue la marraine de l’association de lutte contre la soumission chimique « M’endors pas », a reçu des centaines de témoignages de victimes, renforçant sa détermination à combattre les dangers de la soumission chimique. Si la députée, en mi-temps thérapeutique, affirme aller « de mieux en mieux », elle reconnaît souffrir encore du stress post-traumatique résultant de cette soirée.



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