L’armée américaine frappe de nouveau les rebelles Houthis au Yémen


Les États-Unis ont procédé, tôt samedi matin, à une nouvelle frappe contre les forces houthies du Yémen, après que l’administration du président Joe Biden a promis de protéger la navigation en mer Rouge. La chaîne de télévision des Houthis, al-Masirah, rapporte des bombardements sur au moins un site de la capitale yéménite Sanaa.

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L’armée américaine a mené, samedi 13 janvier, une nouvelle frappe contre des sites appartenant aux rebelles Houthis au Yémen, après que ces derniers ont renchéri dans leurs menaces contre le trafic maritime international en mer Rouge.

Tôt samedi, la chaîne des Houthis, al-Masirah, a fait état de frappes sur au moins un site de la capitale Sanaa. “L’ennemi américano-britannique cible la capitale Sanaa avec un [certain] nombre de raids”, a communiqué al-Masirah sur son compte X (ex-Twitter), citant son correspondant dans la ville.

Le Commandement militaire central des États-Unis (Centcom) a confirmé une frappe américaine survenue vers 3 h 45 locales samedi (0 h 45 GMT) “contre un site radar au Yémen”. Cette attaque a été menée par le destroyer USS Carney en utilisant des missiles Tomahawk. 

Dans le contexte de la guerre entre Israël et le Hamas, la tension est montée en mer Rouge ces dernières semaines avec des attaques des Houthis visant le trafic maritime, en solidarité avec la bande de Gaza.

Une action “défensive” pour protéger le commerce international

Tôt vendredi, des bombardements américaines et britanniques ont visé des sites militaires tenus par les Houthis à Sanaa et dans les gouvernorats de Hodeida (ouest), Taëz (sud), Hajjah (nord-ouest) et Saada (nord).

Joe Biden a parlé d’une opération menée “avec succès”, évoquant une action “défensive” pour protéger notamment le commerce international.

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La tension est au plus fort entre les Houthis et les États-Unis, ce qui renforce les craintes d’un débordement régional de la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien le 7 octobre. 

Le mouvement des Houthis fait partie de “l’axe de la résistance” établi par l’Iran, qui réunit dans la région des groupes hostiles à Israël, notamment le Hezbollah libanais et des groupes armés en Irak et en Syrie.

Les intérêts américano-britanniques, “cibles légitimes” pour les Houthis

Le président américain Joe Biden avait menacé de lancer d’autres frappes sur les positions des Houtis si ces derniers ne mettaient pas un terme à leurs tirs en mer Rouge. En réponse, les rebelles Houthis ont menacé de riposter aux attaques menées vendredi par les États-Unis et le Royaume-Uni au Yémen en s’en prenant aux intérêts de ces deux pays, considérés désormais comme des “cibles légitimes”.

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Or, après les frappes britanniques et américaines de vendredi, les Houthis ont tiré “au moins un missile” qui n’a cependant touché aucun navire, a indiqué l’armée américaine avant la frappe de samedi matin.

À l’ONU, le secrétaire général Antonio Guterres avait plus tôt appelé “toutes les parties concernées à éviter une escalade […] dans l’intérêt de la paix et de la stabilité en mer Rouge et dans l’ensemble de la région”, selon son porte-parole Stéphane Dujarric.

Avec AFP



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