Remaniement : qu’est-ce qu’un ministère régalien ?


Sept hommes et sept femmes. La parité est pour l’instant respectée dans la liste préliminaire fournie jeudi par Gabriel Attal pour constituer son gouvernement. Mais aucune femme n’a hérité d’un des cinq ministères régaliens, considérés comme les plus importants du gouvernement.

À l’origine, le « droit régalien » désigne des pouvoirs exclusifs du seigneur que personne d’autre n’a le droit d’exercer sur son territoire. Aujourd’hui, les fonctions régaliennes désignent les missions politiques et administratives qui dépendent directement de l’État ou de son représentant : assurer la sécurité intérieure et extérieure du pays, rendre la justice et gérer les finances publiques.

Il s’agit donc des ministères de l’Intérieur, de l’Économie et de la Justice (conservés par les poids lourds Gérald Darmanin, Bruno Le Maire et Éric Dupond-Moretti). Mais aussi celui des Armées (laissé à Sébastien Lecornu) et enfin celui des Affaires étrangères, le seul occupé jusqu’à présent par une femme : Catherine Colonna qui cède sa place à Stéphane Séjourné.

Pas de femme à un poste régalien

Depuis le début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron en 2017, seules quatre femmes ont posé leurs valises à l’intérieur de l’un de ces ministères. Catherine Colonna donc, à la tête de la diplomatie française de mai 2022 à aujourd’hui, Florence Parly, ministre des Armées entre juin 2017 et mai 2022, Nicole Belloubet, garde des Sceaux de juin 2017 à juillet 2020 et Sylvie Goulard, brièvement aux Armées de mai à juin 2017.

Cette situation a valu au gouvernement Attal ses premières critiques, venant de à gauche. « Aucune femme sur un ministère régalien. On est bien là, à la fraîche, décontractés de la grande cause », a taclé jeudi la députée écologiste Sandrine Rousseau sur X (anciennement Twitter), en référence à la volonté d’Emmanuel Macron de faire de l’égalité femmes-hommes la « grande cause » de son premier quinquennat.





Source link

Leave a Comment