la compétition « la plus relevée » de l’histoire du football africain


Derniers préparatifs à Abidjan avant le coup d’envoi de la 34e Coupe d’Afrique des nations (CAN), le 13 janvier 2024.

La Coupe d’Afrique des nations (CAN) n’a pas commencé qu’elle fait déjà tourner les têtes. Alors que les supporters commencent à affluer en Côte d’Ivoire, qui accueille l’événement du 13 janvier au 11 février, les sélectionneurs rivalisent de superlatifs. A les écouter, cette 34CAN « a tout pour devenir fantastique », comme le promet Tom Saintfiet, le coach de la Gambie. « Elle va être la plus relevée de l’histoire du foot africain », promet Amir Abdou, le patron de la Mauritanie. « La plus belle des compétitions de l’histoire », surenchérit à son tour Walid Regragui qui est à la tête de la sélection marocaine.

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Le storytelling est lancé, prêt à être diffusé par les suiveurs qui ne devraient pas manquer en tribune de presse. En effet, l’instance organisatrice de la compétition, la Confédération africaine de football (CAF), dit avoir enregistré « plus de 5 000 demandes d’accréditation des médias » pour couvrir la CAN, « soit 90 % de plus que l’édition 2021 au Cameroun ». Un « nombre record », selon la CAF, qui en dit long sur les attentes que suscite la plus prestigieuse des épreuves sportives du continent.

Cette année, la compétition s’annonce d’autant plus passionnante que toutes les plus grandes nations du foot africain – avec leurs stars planétaires – seront présentes. « D’habitude, il en manque toujours une », note avec enthousiasme Tom Saintfiet. « Le niveau des équipes a beaucoup évolué », reconnaît Yacine Idriss Diallo, président de la fédération ivoirienne de football.

Comme des vieux briscards

Ainsi, le Sénégal, tenant du titre – et déjà finaliste en 2019 – cherchera à décrocher une deuxième étoile d’affilée. Même si ses principaux piliers, tels que Sadio Mané, Edouard Mendy ou encore Kalidou Koulibaly, ont choisi de jouer sous le soleil doré de l’Arabie saoudite, un championnat au niveau moins élevé qu’en Europe, les Lions de la Terranga « sont arrivés à maturité », souligne Woury Diallo, journaliste sénégalais au Quotidien. « Une partie de l’équipe va faire sa troisième ou quatrième CAN ensemble et des jeunes ont été intégrés très vite », ajoute-t-il.

Une autre voudra sa revanche : l’Algérie de Djamel Belmadi. Son armée de techniciens à l’élégance insolente, à l’image de Riyad Mahrez, aura à cœur d’effacer son échec lors de la précédente CAN et son élimination dès le premier tour, notamment après une défaite humiliante face à la Côte d’Ivoire (3-1). « On va bien se préparer, ne vous en faites pas. Tout le monde me parle de la CAN, que ce soit le public, que ce soit ma mère, que ce soit mes enfants. Nous irons en Côte d’Ivoire avec l’ambition de gagner », a assuré le sélectionneur, vainqueur avec les Fennecs en 2019.

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