Vers une équipe à Dubaï, un non sens


Le site BasketNews a posé au PDG de l’Euroleague, le Lituanien Paulius Motiejunas, la question de savoir quelles sont les chances de voir Dubaï dès la saison prochaine dans la compétition.

“Le pourcentage ? 50/50. Mais quand je dis cela, je le dis en toute franchise. Je n’ai jamais été dans ce processus. Nous, en tant que ligue, on n’a jamais participé à ce processus. Chaque fois que vous pensez que c’est la dernière page que vous ouvrez pour une discussion, vous ouvrez une autre page et voyez qu’il y a encore 20 points à discuter. Je ne veux pas m’engager, et je ne veux pas que les gens prennent pour acquis qu’en disant que c’est 50/50 ils pensent qu’il y a de grandes chances qu’ils jouent l’année prochaine.”

Le quotidien sportif espagnol MundoDeportivo croit en savoir bien davantage sur le dossier de l’intronisation sur la ville des Emirats Arabes Unis, d’un peu plus de trois millions d’habitants ou seuls 5 % de ceux-ci sont des nationaux, où la vie est très cher, et qui possède une arèna de 17 000 places, la Coca Cola Arena, mais pas de tradition basket. Pour MundoDeportivo, c’est à peu près acté : Dubaï aura une équipe dans la compétition européenne dès la prochaine saison.

“C’est l’idée sur laquelle travaillent les responsables du projet de Dubaï et la commission de négociation de l’Euroleague sur cette question, composée de représentants du Panathinaikos, du Bayern Munich, du Barça et de Fenerbahçe. L’accord final pour Dubaï pourrait intervenir lors d’une réunion des 13 clubs actionnaires de l’Euroleague prévue en février prochain”, écrit le quotidien qui a sa rédaction à Barcelone, et qui précise que la seule opposition en interne, en novembre dernier, est venu du Maccabi Tel-Aviv.

L’intérêt d’avoir une équipe à Dubaï pour l’Euroleague : le fric. Les émissaires de l’Emirat offrent un chèque de 150 millions d’euros sur six ans. Une manne réservée à l’Euroleague et à ses 13 clubs propriétaires, soit le Barça, le Real Madrid, Baskonia Vitoria, l’Olympiakos, le Panathinaikos, Anadolu Efes, Fenerbahçe, le Maccabi Tel Aviv, le Zalgiris Kaunas, Armani Milan, le CSKA Moscou, le Bayern Munich et l’ASVEL.

Chacun de ces clubs recevrait un million d’euros chaque année pendant cinq ans. Est-ce beaucoup ? Oui et non quand on sait que selon le media barcelonais 2Playbook, le Barça aurait subi un préjudice financier de 56,6 millions d’euros en 2022-2023…

Que demande Dubaï en plus d’avoir une équipe ? L’organisation de deux Final Four. Mais cette requête aurait été refusée. En remplacement, l’Euroleague étudie la possibilité de la création d’une Super Coupe à Dubaï dans un calendrier déjà surchargé. L’Euroleague estime que l’impact financier va au-delà de ce million d’euros pour chaque club propriétaire, qu’une équipe à Dubaï permettrait d’améliorer l’image de la ligue au Moyen-Orient, donc les retombées financières, qu’une ligue régionale pourrait y être créée dont le vainqueur pourrait accéder à l’Euroleague, et que Fly Emirates pourrait devenir le sponsor majeur de la compétition si Turkish Airlines n’allait pas plus loin que son contrat qui expire en 2025.

Avoir une équipe d’Euroleague à Dubaï est un non sens géographique -il y a près de 7 000 kilomètres de Paris-, écologique, et sportif puisqu’il n’y a aucune culture basket là-bas. Mais les clubs d’Euroleague sont prêts à tout pour renflouer leurs caisses, même avec des artifices.



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