retour sur la carrière de l’actrice du film Dune 2


À 38 ans, la sublime, énigmatique et talentueuse Léa Seydoux est l’une des actrices les plus demandées du cinéma français (et étranger). Cette année, on la verra dans deux projets majeurs : Dune, deuxième partie de Denis Villeneuve (qui sort le 28 février 2024) et 2023 : La Bête de Bertrand Bonello (en salle le 7 février 2024). L’occasion de revenir sur les aspects les plus méconnus de sa vie et de sa carrière.

  • Léa Seydoux dans Plein sud (2009) © Ad Vitam.


  • Léa Seydoux dans La Belle Personne (2008) © Le Pacte.


  • Léa Seydoux et Arthur Igal dans Petit Tailleur (2010) © MK2 Diffusion


  • Léa Seydoux dans Belle Épine (2010) © Pyramide Distribution.


  • Léa Seydoux dans Mission : Impossible – Protocole fantôme (2011) © Paramount Pictures France.


Léa Seydoux n’a pas toujours voulu être actrice

Si sa famille est connectée au septième art, la star française (ex-timide) Léa Seydoux n’a pas pour autant toujours voulu être actrice, mais plutôt chanteuse d’opéra. Celle qui, dans les années 2000, posait, poitrine apparente, pour la marque American Apparel ne rêvait pas d’être comédienne, plus jeune. L’héroïne de La Belle Personne (2008) de Christophe Honoré (dans lequel a joué Gabriel Attal) a en effet confié dans plusieurs interviews, notamment pour le W Magazine, que c’était en tombant amoureuse d’un acteur qu’elle avait eu envie d’être à l’écran. Elle trouvait sa vie incroyable et désirait avoir la même. C’est également pour le séduire qu’elle s’est mise en tête de faire le même métier que lui. Finalement, elle ne fréquenta pas ce comédien (dont on ignore le nom), mais il y a fort à parier qu’elle se soit vengée en devenant bien plus célèbre que lui. Récemment, dans une interview accordée à Télérama, la comédienne déclarait : “C’est assez récent l’idée que je m’accepte comme actrice.” Dans son palmarès, la magnétique Léa Seydoux compte aujourd’hui des films de Rebecca Zlotowski, Benoît Jacquot, Xavier Dolan, Bruno Dumont ou encore Arnaud Desplechin. Et des rôles souvent troubles… Et toujours troublants.

  • Léa Seydoux au “Diner du Cinema – Madame Figaro” à Paris, le 12 avril 2019. Photo par Edward Berthelot/GC Images via Getty Images.


  • Léa Seydoux au show Louis Vuitton durant la Fashion Week femme de Paris Spring/Summer 2019, le 2 octobre 2018. Photo par Bertrand Rindoff Petroff/Getty Images.


  • Léa Seydoux à la projection de No Time To Die au Royal Albert Hall de Londres, le 28 septembre 2021. Photo par Mike Marsland/WireImage via Getty Images.


L’actrice vient d’une famille connue dans le milieu du cinéma

Si son nom de famille n’évoquera rien à ceux qui ne suivent pas, Léa Seydoux vient d’un clan phare du septième art. Elle est en effet la petite-fille du producteur Jérôme Seydoux, patron de Pathé (le diptyque Les Trois Mousquetaires) dont la fortune était estimée en 2023 à 1,4 milliard d’euros, et la petite nièce de Nicolas Seydoux, président du conseil de surveillance de Gaumont. Lors d’un entretien pour le média Deadline, l’actrice a confié : “Je viens de cette famille du monde de la culture mais quand j’étais petite, j’étais complètement mise de côté. J’étais une marginale, très mauvaise à l’école, et je me suis toujours sentie un peu comme une orpheline, qui ne rentre dans aucune case.”

  • Léa Seydoux et Daniel Craig sur le tournage du film James Bond No Time To Die, le 9 septembre 2019 à Matera, Italie. Photo par Franco Origlia/Getty Images.


  • Léa Seydoux dans 007 Spectre (2015) © Sony Pictures Releasing GmbH.


  • Léa Seydoux dans 007 Spectre (2015) © Sony Pictures Releasing GmbH.


  • Léa Seydoux dans 007 Spectre (2015) © Sony Pictures Releasing GmbH.


  • Léa Seydoux dans Mourir peut attendre (2021) © Universal Pictures International France


  • Léa Seydoux dans Mourir peut attendre (2021) © DANJAQ, LLC AND MGM. ALL RIGHTS RESERVED..


Léa Seydoux est l’une des rares James Bond Girls à être apparue deux fois dans un film de la franchise

En plus d’être l’une des grandes stars du cinéma français, abonnées aux beaux rôles, Léa Seydoux a aussi séduit l’étranger. L’égérie Louis Vuitton incarne le french touch et le chic hexagonal dans le monde entier. On l’a vue dans le film Inglourious Basterds (2009) de Quentin Tarantino, dans Robin des Bois (2010) de Ridley Scott ou encore Mission impossible : Protocole Fantôme (2011) de Brad Bird. Elle a aussi joué dans des longs-métrages de Woody Allen (Minuit à Paris en 2011), Wes Anderson (The French Dispatch en 2021), David Cronenberg (Les Crimes du futur en 2022) ou encore Yórgos Lánthimos (The Lobster en 2015). 

 

Mais les spectateurs – en dehors de l’Hexagone – la connaissent surtout pour sa performance dans deux films James Bond : dans Spectre (2015) et Mourir peut attendre (2021), face à Daniel Craig. En incarnant deux fois la psychologue Madeleine Swann, elle est même entrée dans l’histoire de la saga. En effet, à part l’actrice britannique Eunice Gayson dans les années 1960, peu de comédiennes ont tenu le même rôle dans deux James Bond d’affilée. Pour les producteurs des films, ce choix est lié au “charme impossible à reproduire” de Léa Seydoux.

  • Léa Seydoux dans La Vie d’Adèle (2013) © Wild Bunch Distribution.


  • Léa Seydoux dans La Vie d’Adèle (2013) © Alamode Film.


  • Léa Seydoux et Adèle Exarchopoulos dans La Vie d’Adèle (2013) © Wild Bunch Distribution.


Elle a pris la parole pour évoquer le tournage difficile de La Vie d’Adèle

S’inscrivant dans le mouvement #MeToo (qui libère la parole des femmes), Léa Seydoux a déjà évoqué la figure de l’effrayant Harvey Weinstein dans le journal The Guardian. Mais elle a aussi confié combien le tournage du film La Vie d’Adèle (2013) avec Adèle Exarchopoulos a été éprouvant pour les deux actrices (primées au Festival de cannes). En 2018, dans les colonnes du magazine Elle, la discrète star française expliquait : “Lorsque j’ai dit, il y a cinq ans, qu’Adèle [Exarchopoulos] et moi-même avions été maltraitées sur le tournage de La Vie d’Adèle, des actrices connues m’ont critiquée, et on nous a conseillé de la fermer si nous voulions continuer à travailler. Abdellatif Kechiche a tout de suite déplacé le sujet sur un terrain social : si je me plaignais, c’était parce que j’étais une bourgeoise, une petite fille gâtée… C’est insupportable ! Rien ne justifie qu’on torture des gens, et ça n’est pas ça qui rend le film meilleur. Je pense qu’aujourd’hui notre témoignage, à Adèle et moi, serait reçu avec davantage de bienveillance. Enfin, je l’espère.”

  • Léa Seydoux dans Dune, deuxième partie (2024) © Warner Bros. Entertainment Inc. All Rights Reserved.


  • Léa Seydoux et George MacKay dans La Bête (2024) © Carole Bethuel.


  • Léa Seydoux dans Les Crimes du Futur (2022) © SPF (Crimes) Productions Inc. Argonauts Crimes Productions S.A., / Nikos Nikolopoulos.


La sublime star de Dune 2 a quelques complexes

Lors d’un entretien au média Screen Rant, en 2015, Léa Seydoux, que l’on verra bientôt dans La Bête (au cinéma le 7 février 2024 après avoir fait sensation à la Mostra de Venise) de Bertrand Bonello, dans Dune, deuxième partie (en salles le 28 février 2024) de Denis Villeneuve et dans le prochain film de Quentin Dupieux (À notre beau métier) faisait une étonnante confession sur son physique. Alors que tout le monde loue sa beauté (rehaussée par de jolis cernes) et son jeu d’actrice (empreint d’une grande ambiguïté et de beaucoup de mystère), Léa Seydoux expliquait avoir été surprise qu’on fasse appel à elle pour être James Bond Girl. Elle ne se sentait pas assez “femme fatale”. “Au début, avoue-t-elle, je me sentais un peu nerveuse, parce que j’avais l’impression que je n’étais peut-être pas assez belle ou quelque chose comme ça. Et puis j’ai réalisé que c’était plutôt quelque chose de positif. (…) Ce serait un nouveau film, un nouveau Bond. Et c’est pourquoi ils sont venus vers moi.”

 

Dune 2 (2024) de Denis Villeneuve, avec Léa Seydoux et Timothée Chalamet, au cinéma le 28 février 2024. La Bête (2024) de Bertrand Bonello, au cinéma le 7 février 2024.



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