le biopic sur Pierre Bonnard est-il une croûte ?


Nous parlons aujourd’hui de deux films qui sortent en salles ce mercredi 10 janvier : le premier, Bonnard, Pierre et Marthe de Martin Provost, distribué par Memento, est le double portrait d’un couple d’artistes.
Le second, Scrapper de Charlotte Regan, distribué par Star Invest Films France, interroge l’enfance, la paternité et le deuil, car c’est l’histoire d’une jeune britannique qui a perdu sa mère, qui vit seule jusqu’au jour où un jeune homme se présente comme étant son père.

"Bonnard, Pierre et Marthe" de Martin Provost
“Bonnard, Pierre et Marthe” de Martin Provost

– Memento Distirbutions

“Bonnard, Pierre et Marthe” de Martin Provost

en salles le 10 janvier

Pierre Bonnard ne serait pas le peintre que tout le monde connaît sans l’énigmatique Marthe qui occupe à elle seule presque un tiers de son œuvre…

L’avis des critiques :

  • Lucile Commeaux s’est beaucoup ennuyée en regardant ce film, dont certains dialogues miment le vaudeville : “ça donne des scènes d’une banalité absolue et d’une naïveté totale“.
    Sans compter que les personnages sont clichés et donc “gênants” : elle conclut “c’est vraiment la catastrophe“.
  • Selon Antoine Leiris, il s’agit d’un film très académique “qui ressemble aux tableaux que faisait Bonnard lui-même“.
    Il reconnaît que les scènes sont belles et colorées, mais que l’intrigue est prévisible et qu’on peine à être emporté.  
    D’autant que réunir un film sur la peinture de Bonnard et un film sur le couple Bonnard en un seul film donne un résultat très plat, selon lui.

"Scrapper" de Charlotte Regan
“Scrapper” de Charlotte Regan

“Scrapper” de Charlotte Regan

en salles le 10 janvier, Grand prix du jury à Sundance

Banlieue de Londres. Géorgie, 12 ans, vit seule depuis la mort de sa mère. Elle se débrouille au quotidien pour éloigner les travailleurs sociaux, raconte qu’elle vit avec un oncle, gagne de l’argent en faisant un trafic de vélo avec son ami Ali. Cet équilibre fonctionne jusqu’à l’arrivée de Jason, un jeune homme qu’elle ne connait pas et se présente comme étant son père.

L’avis des critiques :

  • Selon Lucile Commeaux, c’est typiquement “un film Sundance, c’est-a-dire joli, indépendant“, qu’elle a trouvé “assez sympathique malgré un petit côté agaçant“. 
    Selon elle, le film incarne bien dans sa forme la question qu’il pose sur le fond, à savoir : comment être un enfant dans un monde d’adulte ?
    Et elle salue le personnage féminin, qu’elle trouve très réussi et très crédible.
  • Selon Antoine Leiris, “ce film est vraiment un magasin de trucs et astuces, et est beaucoup trop normé“. On y reconnaît les codes des films Sundance, qui ont pour coutume de prendre un sujet grave et de le traiter avec une forme de légèreté. Pour autant, “on trouve de l’émotion, notamment lors de la rencontre du père et de sa fille” – cependant l’enjeu disparait tant l’intrigue est prévisible, selon lui.





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