Dijon : le magasin Minelli du centre-ville ferme définitivement


Les fermetures de boutiques au centre-ville de Dijon continuent. Après San Marina, André, Camaïeu, et d’autres, c’est l’enseigne de chaussures Minelli qui a baissé définitivement le rideau ce mardi 9 janvier 2024. Le groupe était en redressement judiciaire au niveau national depuis septembre. En Côte-d’Or, cette fermeture concerne uniquement le magasin dijonnais à l’angle de la rue de la Liberté et de la rue Bossuet. Celui de la Toison d’Or et celui de Beaune restent en place. Mais pour le secteur de l’habillement, c’est donc un énième coup dur. Les trois salariés de la boutique qui perdent leur emploi sont contraints au silence par la marque. Mais les clients et les commerçants s’inquiètent de cette situation.

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Un commerce en moins, à nouveau

En ce début de soldes, les clients qui voulaient faire de bonnes affaires chez Minelli tombent bien mal. Ils trouvent portes closes et des affiches placardées sur la vitrine qui annoncent cette fermeture définitive. Joanie, l’une des clientes fidèles, est très déçue. “Je trouve que c’est une enseigne qu’on prenait plaisir à fréquenter au centre-ville, explique-t-elle. Je trouve que c’est vraiment dommage, c’est une perte pour le centre-ville.

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Les clients sont invités à se rendre dans le magasin de la Toison d'Or, qui n'est pas touché par ces fermetures.
Les clients sont invités à se rendre dans le magasin de la Toison d’Or, qui n’est pas touché par ces fermetures. © Radio France
Dimitri Morgado

Alors chacun son hypothèse pour expliquer cette fermeture. Mais pour Élodie, le coupable est tout trouvé, c’est internet. “Je ne suis pas forcément un bon exemple, parce que j’achète beaucoup sur internet aussi, admet la cliente. Donc je pense qu’on est aussi peut-être un peu responsable de ça et par faute de temps, c’est aussi ce côté pratique de commander sur internet.

Ceux que ça inquiète aussi, ce sont les commerçants, ceux qui restent. Vanessa, par exemple, c’est la gérante de la boutique Eram, un peu plus bas dans la rue. “C’est vraiment triste, déplore-t-elle. On aimerait quand même que ça s’arrête parce que là, il y a beaucoup de chausseurs au centre-ville qui ont fermé. On récupère quand même de la clientèle forcément, avec tout ceux qui ferment, mais c’est pas le but non plus. Nous on aimerait bien que le centre-ville vive.

Trop c’est trop ?

On évoquait la concurrence féroce d’internet, mais cela ne semble pas être la seule raison. Daniel Exartier est le gérant de la boutique de chaussures “Robust”, rue Musette à Dijon. Il est aussi membre associé de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte-d’Or. Pour lui, il existe un début d’explications à ces fermetures en cascades, notamment dans la chaussure. “Il y a eu beaucoup d’implantations sur les vingt à trente dernières années et peut-être que ces implantations n’étaient pas du meilleur effet, détaille le professionnel. Il ne suffit pas d’ouvrir des magasins à tout va pour que ça marche. Il y a une offre, c’est vrai, mais c’est surtout la demande qui compte. Et comme on a coutume de dire, le fromage ne grossit pas.” Daniel Exartier regrette ces liquidations et espère que les temps futurs seront meilleurs pour les boutiques du centre-ville.



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