Le Cac 40 consolide encore, TotalEnergies plombé par le recul du pétrole, Airbus profite des (énièmes) déboires de Boeing


Publié le 8 janv. 2024 à 12:35Mis à jour le 8 janv. 2024 à 14:25

Nouvelle semaine, nouvelle baisse à la Bourse de Paris qui cède quelques points, essentiellement handicapée par le recul de TotalEnergies. Après avoir bouclé sa pire semaine depuis le mois d’octobre, le Cac 40 ne parvient pas à sortir la tête de l’eau, préservant de peu le seuil des 7.400 points. A l’espoir d’un changement de direction d’ampleur des banques centrales ont succédé circonspection et perplexité.

A mi-séance, le Cac 40 perd 0,14% à 7.410 points dans un volume d’affaires de 440 millions d’euros.

Aux Etats-Unis, les contrats futures sur indices sont également dans le rouge, plus particulièrement le Dow Jones (-0,5%), qui va subir le contrecoup de la chute attendue de Boeing. Car la série noire continue pour l’avionneur américain, en baisse de 8,4% dans les transactions en avant-Bourse, à la suite d’un atterrissage d’urgence d’un 737 Max 9 de la compagnie Alaska Airlines. Une porte, condamnée par une cloison, s’est détachée peu après le décollage. Un incident rare, qui n’a fait aucune victime, mais entraîne l’immobilisation pour inspection de plusieurs appareils de ce modèle un peu partout dans le monde. Le concurrent européen Airbus rafle la mise et gagne plus de 2% à Paris, s’offrant la plus forte progression du Cac 40.

Inflation et résultats bancaires au menu de la semaine

La publication de l’inflation américaine, prévue jeudi, ainsi que le début de la saison des résultats trimestriels aux Etats-Unis, avec les grandes banques en fin de semaine, pourraient servir de nouveaux catalyseurs aux marchés. Le rapport sur l’emploi américain de décembre a été solide mais les créations de postes des deux mois précédents ont été bien inférieures à ce qui avait été annoncé initialement, ce qui n’a finalement pas permis d’y voir plus clair sur le calendrier de détente monétaire de la Réserve fédérale.

Ipek Ozkardeskaya, analyste chez Swissquote, souligne que les risques d’inflation sont désormais orientés à la hausse, citant l’impact des tensions en mer Rouge sur les prix du transport de marchandises. « N’oublions pas que la dernière fois que les frais de transport ont augmenté, pendant la pandémie, cela avait été suivi d’une augmentation significative d’un très grand nombre de catégories de prix à la consommation. Il est vrai que l’inflation aux Etats-Unis et en Europe a considérablement baissé l’année dernière, mais la tendance pourrait ralentir ou s’inverser. Et c’est là le plus grand risque qui pèse sur les anticipations dovish concernant la Fed, la BCE et la Banque d’Angleterre pour cette année ».

Le pétrole saoudien moins cher

L’agenda économique du jour est essentiellement européen. Les commandes à l’industrie allemande ont nettement moins augmenté que prévu en novembre (+0,3% contre +1,1% attendu), un signe décourageant pour la première économie d’Europe qui compte sur son immense infrastructure manufacturière pour relancer sa croissance. Quant aux ventes au détail en zone euro, elles ont diminué de 0,3% en novembre, comme anticipé par le consensus Bloomberg, et de 1,1% en rythme annuel, soit 0,4 point de moins que prévu.

TotalEnergies (-1,6%) accuse la plus forte baisse du jour en réaction au repli des cours pétroliers après que l’Arabie saoudite a abaissé ses prix de vente, à un plus bas de 27 mois, sur fond de faiblesse persistante du marché. Le baril de Brent recule de 2,7% à 76,7 dollars. Par ailleurs, Morgan Stanley a ramené son cours cible sur TotalEnergies de 74,70 à 72,40 euros.

Parmi les notes d’analystes du jour, Gecina, dégradé par Morgan Stanley de « pondération en ligne » à « sous-pondérer », recule de 2,9%. L’analyste d’Oddo BHF Florent Laroche-Joubert a abaissé son conseil sur les sociétés foncières Icade et Mercialys de « surperformance » à « neutre », le premier perd 2,3% et le second 1%.



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