Judith Godrèche cite ouvertement le nom de Benoît Jacquot après avoir découvert une archive du cinéaste


L’actrice et réalisatrice Judith Godreche est revenue sur sa relation d’emprise avec Benoît Jacquot après le visionnage d’un documentaire où le cinéaste tient des propos choquants.
LOIC VENANCE / AFP L’actrice et réalisatrice Judith Godreche est revenue sur sa relation d’emprise avec Benoît Jacquot après le visionnage d’un documentaire où le cinéaste tient des propos choquants.

LOIC VENANCE / AFP

L’actrice et réalisatrice Judith Godreche est revenue sur sa relation d’emprise avec Benoît Jacquot après le visionnage d’un documentaire où le cinéaste tient des propos choquants.

CULTURE – Un visionnage qui a fait basculer l’actrice. Alors que la mini-série inspirée de sa propre vie a permis à Judith Godrèche de se confier progressivement sur la relation d’emprise qui la liait au réalisateur français Benoît Jacquot – elle avait 14 ans et lui 39 – elle semblait toujours se refuser à prononcer son nom.

Connue de tous ou presque au moment des faits, la relation qui liait l’actrice au cinéaste français est aujourd’hui l’occasion d’un travail d’introspection important pour Judith Godrèche, qui s’est donc traduit par la réalisation de sa série Arte Icon of French Cinema.

Mais ce samedi 6 janvier, la comédienne nommée trois fois aux César au cours de sa carrière, a décidé de rendre son compte Instagram public pour prendre la parole. Et citer ouvertement le nom du cinéaste.

Le cinéma ? Une « couverture » pour des mœurs différentes

Une prise de parole motivée par le visionnage d’un documentaire réalisé par Gérard Miller en 2011 (Les ruses du désir : L’interdit) où Benoît Jacquot assume sans le moindre complexe l’aspect transgressif de sa relation passée avec l’adolescente, qu’il faisait alors jouer dans ses films. Ces images ont été envoyées à l’actrice par « une inconnue ». « Oui c’était une transgression. Ne serait-ce qu’au regard de la loi (…) on n’a pas le droit en principe, je crois. Une fille comme elle qui avait en effet 15 ans, et moi 40, je n’avais pas le droit », peut-on l’entendre répondre à une question du psychanalyste et réalisateur.

Il ajoute : « Ça, elle n’en avait rien à foutre et même elle, ça l’excitait beaucoup je dirais », assure-t-il avant de compléter sa pensée en affirmant que le cinéma permet d’obtenir « une sorte de couverture pour des mœurs de ce type-là ».

Pire encore, Benoît Jacquot affirme que le microcosme artistique dans lequel il vivait ressentait « une certaine estime, une certaine admiration pour ce que d’autres aimeraient sans doute bien pratiquer aussi ». Une admiration et une estime de ce « petit monde » qu’il ne trouvait « pas désagréable d’ailleurs ».

« Il s’appelle Benoît Jacquot »

Des propos crus qui ont inévitablement marqué l’actrice en les découvrant sur les réseaux sociaux. Sur son compte Instagram, l’actrice révélée au cinéma par Les Mendiants et La Désenchantée de Benoît Jacquot, justement, a donc choisi de crier haut et fort le nom de celui qu’elle refusait aussi de nommer dans la série inspirée de son histoire.

« J’ai réalisé une série. Elle est drôle et grave. Je ne cite personne (…) j’avais peur que le sujet disparaisse derrière un nom », mais « la petite fille en moi ne peut plus taire ce nom » exprime-t-elle, dans une série de stories que vous pouvez retrouver ci-dessous.

« Il s’appelle Benoît Jacquot », ajoute-t-elle, en affirmant que le cinéaste aujourd’hui âgé de 76 ans « manipule encore celles qui pourraient associer leurs noms au mien. Témoigner. Il menace même de me traîner en justice pour diffamation ». Elle précise par ailleurs avoir 14 ans au début de leur relation, alors que le cinéaste affirme dans le documentaire relayé en ligne qu’elle en avait 15 (l’âge de la majorité sexuelle en France).

Dans d’autres stories, Judith Godrèche confie avoir « peur ». Peur « de ne plus travailler, de ne pas être soutenue ». Mais elle estime qu’il est de son devoir de parler, et compte donc « réfléchir » pour « tout dire ».

Dans cette prise de parole, Judith Godrèche s’interroge aussi sur ses mots, qui pourraient lui porter préjudice. Elle évoque pour cela la « fougue » ou l’« impulsion de révolte » qu’elle pourrait regretter et qui « va sûrement créer la discorde ». « Je ne me serais probablement jamais exprimée de manière aussi personnelle sur ces réseaux si ce documentaire n’était tombé sous mes yeux » finit-elle par conclure.

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