Rafael Nadal, après sa défaite en quarts de finale à Brisbane : « Je ne suis sûr de rien à 100% »


« Comment vous sentez-vous après cette défaite malgré trois balles de match ?
Je me sens fatigué bien sûr. Triste aussi parce que j’ai eu beaucoup d’opportunités. Mais je pense qu’il a joué un bon match. Et même si ça n’a pas été mon meilleur, j’ai eu des opportunités de le gagner donc… Je dois accepter tout ce qui s’est passé. Après un an, c’est normal que les choses se passent ainsi. Chaque jour est une histoire différente et les choses sont difficiles après autant de temps. Aujourd’hui, mon adversaire a bien joué, il m’a fait jouer un coup de plus.

On vous a vu prendre un temps mort médical, pourquoi et à quel point ça vous inquiète ?
Je ne sais pas, j’ai besoin de voir comment je me sens au réveil demain (samedi). J’ai pris des précautions ces derniers jours pour parler de mon ressenti parce que je sais qu’après un an, c’est difficile pour le corps de jouer des tournois à très haut niveau. Quand les choses deviennent plus difficiles, vous ne savez pas comment votre corps va réagir. Je dois garder l’esprit ouvert, rien n’a changé pour moi. La manière dont j’appréhende les choses n’a pas changé. Si j’ai un problème quelque part, je dois l’accepter. C’est le début. Je n’avais pas fait de tournoi depuis tellement de temps. Le dernier mois a été plutôt bon à l’entraînement en termes d’intensité mais ce n’est pas une si longue période. J’espère que ce n’est rien d’important et que je vais pouvoir m’entraîner la semaine prochaine et jouer à Melbourne. Honnêtement, je ne suis sûr de rien à 100%.

« C’est sûr que ce n’est pas la même chose que l’année dernière parce que, l’an passé, j’ai senti une douleur très forte immédiatement »

Quand vous avez décidé de continuer, quel était le niveau de douleur ?
L’intensité de la douleur sur le match n’était pas importante. Les faits, c’est que j’ai pu jouer trois matches ici. Si ce que j’ai ressenti n’est pas grave, ça restera une semaine très positive. Si c’est quelque chose de grave, ça ne sera pas une semaine positive. Mais ce n’est pas le jour pour parler de ça. On verra comment je me sens lors des deux prochains jours. Si je ne me sens pas bien, on ira faire des tests pour contrôler.

Pouvez-vous nous dire exactement où vous avez ressenti cette douleur ?
C’est vers la même zone que l’année dernière (quand il s’est blessé au psoas iliaque à l’Open d’Australie) mais le ressenti est différent. Je ressens plus une gêne au niveau du muscle, l’an passé, c’était au niveau du tendon. Je sens que le muscle est fatigué. C’est sûr que ce n’est pas la même chose que l’année dernière parce que, l’an passé, j’ai senti une douleur très forte immédiatement. Aujourd’hui, je n’ai pas ressenti ça. Le problème c’est que, comme c’est au même endroit, ça fait plus peur que d’habitude. Dans un monde idéal, c’est juste une surcharge musculaire après ces jours d’effort et un match très difficile (3h25 de jeu). On savait que ça pouvait arriver et c’est pour ça que je dis depuis le début que je veux être compétitif dans quelques mois. »



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