Que célèbre-t-on à l’Épiphanie ?


Chaque début d’année, la fête chrétienne de l’Épiphanie est l’occasion de déguster la galette et de tirer les rois, une coutume païenne qui remonterait à la Rome antique.

Tous les ans, à cette même période, on savoure traditionnellement la fameuse galette et l’on tire les rois pour célébrer l’Épiphanie. Ce sera le cas pour de nombreuses personnes ce dimanche.

Chez les catholiques, cette fête chrétienne – dont le nom signifie en grec ancien “apparition “, “manifestation ” – symbolise la venue des Rois mages à Bethléem pour rencontrer Jésus, reconnu comme le Messie.

Chez les chrétiens orthodoxes – où on l’appelle Théophanie -, elle fait référence au baptême de Jésus de Nazareth.

Même si des incertitudes demeurent sur leur nombre exact – la Bible ne le précisant pas -, les Rois mages ont offert de l’or, de l’encens et de la myrrhe au nouveau-né.

“Les Rois mages, Melchior, Gaspard et Balthazar ont joué un rôle mystérieux en offrant des cadeaux symboliques à Jésus, illustrant sa royauté, sa divinité et sa destinée sacrificielle, explique l’Église catholique de Corse. Leur visite est souvent interprétée comme la reconnaissance de la nature spéciale de l’enfant Jésus, symbolisant son rôle en tant que Roi, Dieu et Sauveur.”

À partir du Vème siècle, l’Épiphanie est fixée au 6 janvier, douze jours après la naissance du Christ ; soit le temps qu’il a fallu aux Rois mages pour arriver jusqu’à lui.

Cependant, dans certains pays où ce jour n’est pas férié, les célébrations peuvent avoir lieu le deuxième dimanche après Noël. Ce qui est le cas en France depuis 1802, à la suite d’un décret de l’Église catholique. L’occasion, aussi, pour les fidèles d’assister plus facilement aux cérémonies.

La célébration de l’Épiphanie est un moment de révélation et d’adoration des Rois mages devant l’enfant Jésus, précise l’Église catholique de Corse. Dans de nombreuses communautés catholiques, la tradition de la galette des Rois, avec la fève et la couronne, marque de manière festive cette occasion.”

Indissociable de l’Épiphanie, la galette ne puise cependant pas son origine dans le Christianisme. Cette tradition émanerait de la Rome antique et des Saturnales.

Durant ces fêtes païennes, qui étaient célébrées une fois par an lors du solstice d’hiver, les rôles étaient provisoirement inversés entre les maîtres et leurs esclaves. Un gâteau, rond et doré en hommage à la lumière du soleil, était divisé en parts égales. Celui qui trouvait la fève dissimulée à l’intérieur devenait roi d’un jour.

La tradition traversera les époques jusqu’au XIVème siècle, date à partir de laquelle l’Église catholique s’inspire de la coutume romaine pour célébrer l’arrivée des Rois mages auprès de Jésus. C’est à partir de là que la galette sera dégustée le jour de l’Épiphanie.

Une part, nommée “part du bon Dieu” ou “part de la Vierge”, était également mise de côté au cas où une personne dans le besoin venait taper à la porte.

En Corse, en dehors de la galette – brioche ou frangipane -, d’autres traditions sont associées à a Pasqua Pifania.

Dans le Nebbiu, à Sorio, on effeuille un rameau d’olivier et on lance les feuilles dans le feu en faisant un vœu. Pour qu’il soit exaucé, la feuille doit se retourner.

À Bastelica, on confectionne un pain au miel dans lequel on cache une fève ou une piécette.

À Bastia, ce sont les lasagnes que l’on mange à l’Épiphanie. La farine blanche qui les compose serait un symbole de prospérité.

D’où ce proverbe : “À chì ùn manghja lasagne u ghjornu di Pasqua Pifania tuttu l’annu si lagna”.





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