gros fiasco sur la “neutralité” du Parc des Princes lors du Trophée des champions


Malgré la promesse d’un Parc des Princes neutre pour disputer le Trophée des champions mercredi, le PSG a bien joué à domicile face à Toulouse (2-0) avec des tribunes toulousaines désertées et un traitement parfois particulier réservé aux supporteurs du TFC.

Pour la première fois depuis 1969 (à l’époque où il s’appelait le challenge des champions), le Trophée des champions s’est tenu au Parc des Princes, mercredi entre le PSG et Toulouse (2-0). Habituellement programmé en été et souvent délocalisé à l’étranger ces dernières années (11 fois lors des 13 dernières années), le premier trophée de la saison s’est tenu en plein cœur de l’hiver dans le stade… du PSG. La décision a été actée tardivement (le 30 novembre) après la défection de la Thaïlande et les échecs à reprogrammer ailleurs (Qatar, ou République démocratique du Congo). Toulouse a donné son accord, comme l’avait confirmé son président Damien Comolli à la veille de la rencontre.

Comolli s’était réjoui d’avoir vu ses exigences respectées par la LFP

Le président du TFC avait assuré avoir obtenu des garanties sur la “neutralité” de la rencontre bien qu’elle se dispute sur la pelouse habituelle des coéquipiers de Kylian Mbappé. “Nous avons posé plusieurs conditions quant à l’organisation de ce match en France”, a-t-il assuré. “D’abord, il fallait un stade neutre, avec un protocole neutre. Ensuite, on a demandé une billetterie neutre de sorte qu’il puisse y avoir le même nombre de supporters des deux camps, même si je ne suis pas naïf et que je sais très bien qu’il y aura un grand nombre de supporteurs du PSG. Ces conditions ont été respectées. (…) Je veux ainsi saluer le travail de Vincent Labrune (président de la LFP, NDLR) qui a beaucoup agi pour la mise en œuvre de cette rencontre. On jouera donc ce match sur terrain neutre contre le PSG, au Parc des Princes.” Dans les faits, cela ne s’est pas tout à fait déroulé comme prévu.

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La tribune toulousaine a sonné creux

S’il s’est réjoui d’avoir obtenu gain de cause auprès de la LFP, Damien Comolli n’avait obtenu que 6.500 places pour le match qui pesait peu face à la capacité du stade (45.000). Sur ce total, seulement 2.300 avaient été vendues, rendant la partie de la tribune toulousaine (Boulogne) très clairsemée. Ce faible total s’explique en partie par le boycott des Indians, principal groupe d‘ultras toulousains, qui protestaient contre cette programmation et le prix des billets (à 25 euros).

“Le règlement de la LFP prévoit pourtant des billets plafonnés à 10 euros dans les tous les secteurs visiteurs, pourquoi ce match dérogerait à la règle sachant que nous jouerons bel et bien à l’extérieur? Nous ne participerons pas à cette mascarade”, avaient-il clamé dans un communiqué.

Ils n’étaient pas les seuls à boycotter cette affiche: le Collectif Ultras Paris (CUP) a aussi déserté la tribune Auteuil pour fustiger l’incompétence de la LFP, organisatrice du match. Le stade bien rempli (le chiffre de 45.000 spectateurs a été annoncé même s’il comprend peut-être les places toulousaines pas toutes allouées) a accentué e sentiment de match à domicile pour Paris.

Un speaker… très partial

Malgré un protocole censé être neutre dans un stade qui devait l’être tout autant, les supporteurs toulousains ont ri jaune pendant l’avant-match. Plusieurs d’entre eux se sont étonnés d‘entendre le speaker du Parc des Princes lancer des cris d’encouragement pro-parisiens, comme l’emblématique “Ici, c’est Paris”.

Des supporteurs toulousains interdits d’entrer avec leurs maillots

Stade neutre, vraiment? Des Toulousains se sont plaints sur les réseaux sociaux du traitement réservé à leur égard par les services de sécurité. Certains assurent avoir été interdits d’entrer dans les tribunes avec le maillot de leur équipe fétiche. L’un d’entre eux explique avoir été contraint de laisser sa tunique violette à la consigne en raison de son placement hors de la tribune Boulogne (celle allouée aux Toulousains). Cela n’a en revanche posé aucun problème pour les maillots parisiens présents dans le reste du stade. Les finales de Coupes, autres cas de matchs neutres, voient chaque année fleurir des maillots des deux équipes en dehors des zones allouées aux supporteurs des deux camps sans que cela ne pose de problème.



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