«Le Cercle des neiges» sur Netflix, instants de survie dans la cordillère des Andes – Libération


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Récit du calvaire des rescapés du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571 en 1972, le nouveau film «survival» de J.A. Bayona ( «The Impossible») plonge avec éloquence dans un enfer teinté d’espoir.

La catastrophe du vol Fuerza Aérea Uruguaya 571, qui a vu ses survivants emmenés dans un calvaire long de soixante-douze jours dans les Andes, a fait l’objet de cinq films. Dont aucun ne ressemble, même de loin, au Cercle des neiges de J.A. Bayona. Un film de survie au plus près de ce qui fait que le genre existe, le néant et la mort au bout des doigts, tout le temps, qui enserre dans cet état extrême des corps et de l’entendement. L’Espagnol s’était penché en partie sur cet «endroit» indicible – mais pas indescriptible, apparemment – dans The Impossible, mélo radical déroulé pendant et juste après le tsunami de 2004 dans le sud de la Thaïlande, qui partage d’ailleurs avec le Cercle des neiges le projet d’une grande scène de catastrophe initiale au plus près de ce qu’elle déchaîne et détruit – moins pour abasourdir le spectateur que le préparer à la teneur métaphysique qui arrive.

«Sociedad de la nieve»

Le grand fait que la conscience collective a retenu du crash de la cordillère des Andes est le tabou qu’ont été contraints de briser ses rescapés, dont plusieurs membres de l’équipe de rugby Old Christians de Montevideo, à savoir consommer la chair des victimes trépassées de l’accident. Sans rien éluder de l’acte ni des disputes au sein de la communauté, Bayona s’y intéresse dans son film non pas comme un fondement des ténèbres où sont préci



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