Décès de René Metge – Trois voitures qui ont fait sa légende


1. Range Rover

Pensez à un 4×4 de référence, et c’est probablement un Range Rover qui apparaîtra dans votre esprit. Le véhicule britannique, réputée pour sa robustesse, a été menée à la victoire par René Metge et son navigateur Bernard Giroux lors du Paris-Alger-Dakar 1981. Rien de plus normal que le pilote au chapeau de cow-boy jette son dévolu sur un « Range » : il tenait une concession dédiée aux constructeurs d’outre-Manche en proche banlieue parisienne à cette époque.

Il s’en est toutefois fallu de peu pour que René Metge perde l’épreuve. Lors de la huitième étape, une casse de barre de direction et une boîte de vitesses défectueuse lui font perdre plusieurs dizaines de minutes ! Sur sa Lada Niva, Jean-CLaude Briavoine se rapproche à seulement deux minutes du leader. Finalement, le Range Rover sera le plus résistant sur les pistes de fesh-fesh et d’arbustes desséchés.

2. Porsche 911 Carrera 3.2 4×4 Paris-Dakar

Ce n’est pas sa voiture, ni son projet, mais René Metge a apporté au mythique constructeur germanique ses deux seuls succès au Paris-Dakar. Si le Français, désormais navigué par Dominique Lemoyne, s’est retrouvé au volant de cette Porsche 911 profondément modifiée pour un usage dans le désert (garde au sol relevée, voies élargies, transmission intégrale héritée de l’Audi Quattro, etc), c’est grâce à la demande expresse de… Jacky Ickx.

« Monsieur Le Mans » a tout simplement choisi parmi la liste des pilotes celui qui lui semblait le plus apte à faire partie de l’équipe officielle Porsche. Le pari est gagnant. Alors que Ickx casse sa mécanique dès l’entrée en Afrique, René Metge garde un tempo soutenu sans en demander trop à sa machine. La légèreté du coupé ainsi que son moteur en porte-à-faux arrière sont deux grandes différences par rapport aux 4×4 qui arpentent le bivouac. Metge et Lemoyne l’emportent en 1984.

3. Porsche 959

Voiture du Groupe B avant l’heure, la Porsche 959 est plus efficace que la 911 sur tous les plans. Les ingénieurs ont renforcé la suspension avec des doubles amortisseurs sur l’essieu avant. Si la surface du terrain ne nécessite pas une transmission intégrale, le différentiel central à commande électro-hydraulique répartit la puissance de manière variable entre l’essieu avant et l’essieu arrière. La Porsche peut ainsi atteindre une vitesse de 210 km/h avec un moteur turbocompressé dépassant les 400 chevaux.

Défait en 1985 (avec un ancien moteur de 911), Porsche revient avec des 959 dûment complétées l’année suivante. Toujours flanqué de Dominique Lemoyne, René Metge se retrouve les pieds dans la boue près de l’arrivée de la 16e étape à Saint-Louis (Sénégal). Une séquence marquante mais bénigne au classement général tant l’avance du pilote français était conséquente, à revivre ci-dessous par la voix de Jacky Ickx :

Outre le désert, René Metge a piloté une Porsche dérivé de la 959 sur une surface beaucoup plus lisse : l’asphalte du circuit des 24 Heures du Mans. Crédité de six départs dans la Sarthe entre 1977 et 1987, le Francilien a évolué à bord de la Porsche 961 en compagnie de Claude Ballot-Léna en 1986 (7e) puis Kees Nierop et Claude Haldi un an plus tard (abandon, incendie).

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