Séisme au Japon : au moins 48 morts, l’alerte tsunami levée


L’année 2024 commence dans la terreur pour les Japonais. Lundi 1er janvier à 7 h 10 (16 h 10 heure locale). Une série de plus de 150 séismes a ravagé la péninsule de Noto, sur la côte nord, dans le centre du pays. Le plus puissant d’entre eux a été enregistré à une magnitude de 7,5 selon l’Institut américain de géophysique (USGS) et de 7,6 selon l’agence météorologique japonaise (JMA). Les autorités du département d’Ishikawa, dont fait partie la péninsule de Noto, ont fait état mardi 2 janvier au matin de 48 morts, 14 blessés graves et « beaucoup » de blessés légers.

Le risque de tsunami écarté

Le tremblement de terre, ressenti jusqu’à Tokyo à 320 km à vol d’oiseau de Noto, a aussi causé d’immenses dégâts matériels. L’alerte tsunami avait été déclenchée, mais ce ne sont finalement que des vagues de 1,2 mètre de haut qui sont arrivées sur les côtes. « Nous devons mener une course contre la montre » pour sauver des vies, a déclaré mardi 2 janvier le premier ministre japonais Fumio Kishida. Les pompiers sont débordés, a déclaré ce mardi à l’AFP un responsable des services d’urgence de Wajima. « Nous nous occupons de plusieurs incendies », et le nombre d’appels d’urgence et de signalements de dégâts continu d’augmenter, a-t-il affirmé.



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Plus de 32 000 foyers restent privés d’électricité ce mardi et de nombreuses agglomérations du département d’Ishikawa n’ont plus accès à l’eau potable. Plus de 60 000 habitants avaient reçu lundi 1er janvier des consignes d’évacuation, selon l’agence nationale de gestion des incendies et catastrophes naturelles. Un millier de soldats des Forces japonaises d’autodéfense (FJA), ainsi que plus de 2 000 pompiers et quelque 630 policiers sont arrivés en renfort dans les zones sinistrées, a précisé mardi 2 janvier le premier ministre, qui avait aussi annoncé ce lundi l’envoi de biens de première nécessité comme de l’eau potable, de la nourriture, des couvertures, de l’essence ou encore du fioul, par avion ou par bateau.

Situé sur la ceinture de feu du Pacifique, le Japon est l’un des pays où les séismes sont les plus fréquents au monde. Il y a bientôt 13 ans, le 11 mars 2011, un séisme de magnitude 9,1 déclenchait, au large du Japon, un tsunami charriant des vagues de 30 mètres de hauteur, causant la mort et la disparition de 20 000 personnes. Ce désastre avait aussi entraîné l’accident nucléaire de Fukushima, le pire depuis celui de Tchernobyl en 1986. « Aucune anomalie » n’a été détectée dans les centrales nucléaires du pays, a assuré dès ce lundi l’autorité japonaise de sûreté nucléaire (NRA).



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