Jacques Weber regrette sa signature et son « aveuglement »



Après la publication de la tribune en soutien à Gérard Depardieu et la polémique qui en a découlé, de nombreux signataires ont décidé de faire marche arrière. Lundi 1er janvier, c’était au tour de Jacques Weber de regretter son « aveuglement ». L’acteur et metteur en scène a expliqué avoir signé « par réflexe d’amitié », « à la hâte » et « sans [se] renseigner ».

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« Oui, j’ai signé en oubliant les victimes et le sort de milliers de femmes dans le monde qui souffrent d’un état de fait trop longtemps admis », a-t-il reconnu, dans une tribune publiée sur Le Club de Mediapart.

Jacques Weber a affirmé qu’il n’était plus possible d’« empêcher la vérité d’éclore », et ce « malgré l’amour ou l’admiration que ses amis, sa famille et la famille du cinéma lui portent [à Depardieu] ». « Si l’on a été coupable d’accepter des comportements désormais inacceptables sur les plateaux de cinéma et de théâtre, alors oui je fus coupable », reconnaît aussi Jacques Weber, qui indique également que sa « signature était un autre viol ».

Une contre-tribune signée par 8 000 artistes

Quelque 56 personnalités avaient signé cette tribune publiée dans Le Figaro et demandant « à ne pas effacer » l’icône du cinéma français, visé au total par trois plaintes pour agression sexuelle ou viol et très critiqué après la diffusion d’images où il multiplie les propos misogynes et insultants envers des femmes. Outre Jacques Weber, Carole Bouquet (ancienne compagne de l’acteur), Nadine Trintignant, Gérard Darmon ou Pierre Richard ont pris leurs distances avec Gérard Depardieu.

Tombé de son piédestal, l’acteur, qui réfute toujours les accusations, divise le monde du cinéma et au-delà. L’acteur de 75 ans est mis en examen pour viols depuis 2020 à la suite de la plainte d’une comédienne d’une vingtaine d’années, Charlotte Arnould.

À LIRE AUSSI Affaire Depardieu : Macron dénonce une « chasse à l’homme » La tribune appelant à « ne pas effacer » Gérard Depardieu a suscité en retour plusieurs « contre-tribunes », dont l’une signée par quelque 8 000 artistes.

Dernière en date, celle publiée lundi par Libération proclame que « l’art n’est pas un totem d’impunité ». « Les monstres sacrés n’existent pas. Il n’y a que des hommes ordinaires auxquels on a donné tous les droits », est-il écrit dans cette tribune signée par 150 personnalités du monde de la culture, dont les comédiennes Muriel Robin, Alexandra Lamy et le metteur en scène Thomas Jolly.




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