Jacques Weber regrette d’avoir signé la tribune en soutien à Depardieu



Solène Delinger

Jacques Weber fait machine arrière après avoir signé la tribune en soutien à Gérard Depardieu, parue dans les colonnes du “Figaro” lundi 25 décembre dernier. Le comédien assure ne pas avoir lu l’intégralité du texte et regrette d’avoir “oublié les victimes et le sort de milliers de femmes”. 

Les signataires de la tribune en soutien à Gérard Depardieu rétropédalent… Après Pierre Richard, Carole Bouquet, Nadine Trintignant et Gérard Darmon, c’est au tour de Jacques Weber de prendre ses distances avec ce texte dénonçant le “lynchage” dont Depardieu, mis en examen pour viols et agressions sexuelles, serait victime. 

“J’ai signé en oubliant le sort de milliers de femmes”

“J’ai par réflexe d’amitié signé à la hâte, sans me renseigner, oui j’ai signé en oubliant les victimes et le sort de milliers de femmes dans le monde qui souffrent d’un état de fait trop longtemps admis”, écrit ainsi Jacques Weber dans une tribune publiée par Mediapart, avant d’ajouter : “Ma signature était un autre viol. Malgré l’amour ou l’admiration que ses amis, sa famille et la famille du cinéma lui portent, nous ne devons pas empêcher la vérité d’éclore”. Jacques Weber se dit ensuite “coupable” d’avoir accepté “des comportements désormais inacceptables sur les plateaux de cinéma et de théâtre”. 

Pierre Richard, également signataire de la tribune, a également fait son “mea culpa” dans un texte partagé sur ses réseaux sociaux. L’acteur assure avoir signé le texte au nom de la présomption d’innocence. “Malheureusement, ce texte ne reflète pas le soutien que je porte à toutes les victimes d’agressions sexuelles. (…) Par ailleurs, j’ai signé sans connaître la mouvance idéologique dans laquelle évolue la plume de la pétition, mouvance à des années lumières de mes engagements. Si j’ai pu blesser certaines personnes, j’en suis sincèrement désolé, bouleversé, même”, assure-t-il. Comme lui, Carole Bouquet et Nadine Trintignant ont fait part de leur malaise en apprenant le nom de l’auteur de la tribune, Yannis Ezziadi, très proche de l’extrême-droite. “Je demande aux personnes que j’ai choquées de ne pas m’en vouloir de ma grave erreur”, a ainsi déclaré Nadine Trintignant dans Le Point. Sans pour autant remettre en question le contenu de la tribune prenant la défense de Depardieu au nom de l’art.



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